Une nouvelle étude du Cato Institute conclut que la majorité des fermetures de comptes (debanking) aux États-Unis proviennent d’une pression directe ou indirecte du gouvernement plutôt que de décisions indépendantes des institutions financières, selon des recherches publiées.

(Sources : X)
L’étude distingue le debanking gouvernemental des fermetures à caractère politique, religieux ou purement opérationnel, et identifie les entreprises de cryptomonnaie parmi les secteurs les plus fortement touchés. Cet aperçu analytique examine les conclusions du Cato, leurs implications pour l’actualité crypto et l’industrie des actifs numériques dans son ensemble, les mécanismes réglementaires permettant une telle pression, des exemples de haut profil, et d’éventuelles mesures législatives à la mi-janvier 2026.
L’analyse de Nicholas Anthony du Cato classe le debanking en trois formes :
Le rapport conclut que le debanking gouvernemental représente la majorité des cas documentés, souvent réalisé par :
Anthony soutient que les dossiers publics et les témoignages de lanceurs d’alerte montrent une intervention officielle répétée, contredisant les affirmations selon lesquelles les fermetures seraient principalement initiées par les banques ou motivées par des raisons politiques/religieuses.
Les sociétés d’actifs numériques subissent une pression aiguë de debanking, avec beaucoup rapportant une perte quasi totale de leurs relations bancaires depuis 2022–2023. L’étude du Cato rejoint les plaintes de longue date de l’industrie selon lesquelles les régulateurs ont utilisé des directives informelles — plutôt que des interdictions explicites — pour dissuader les banques de servir les clients crypto.
Le rapport positionne le debanking crypto comme une étude de cas illustrant comment la pression gouvernementale peut atteindre des objectifs politiques sans passer par une réglementation formelle.
Des exemples récents illustrent ce schéma :
Ces incidents, combinés aux conclusions du Cato, ont intensifié les appels à plus de transparence et de réforme.
Anthony recommande au Congrès de prendre les mesures suivantes pour réduire le debanking gouvernemental :
Sans ces changements, le rapport met en garde contre la possibilité que les régulateurs continuent à orienter les décisions du secteur privé à huis clos.
Les conclusions du Cato ont une pertinence immédiate pour le secteur crypto :
Les résultats arrivent également alors que plusieurs initiatives législatives favorables à la crypto progressent au Congrès, suggérant que le debanking pourrait devenir une préoccupation bipartite.
En résumé, le rapport de janvier 2026 du Cato Institute identifie la pression gouvernementale — plutôt que des décisions indépendantes des banques — comme le principal moteur des cas de debanking aux États-Unis, avec une disproportion pour les entreprises crypto. En distinguant le debanking gouvernemental des autres formes, l’étude reformule la problématique comme un excès de réglementation et un manque de transparence. Si le Congrès agit sur les réformes proposées, le rapport pourrait catalyser un changement significatif dans l’accès bancaire pour les sociétés d’actifs numériques. En attendant, l’actualité crypto continuera probablement à mettre en avant des histoires de debanking comme un défi structurel persistant. Surveillez les auditions à venir, les directives de l’OCC/FDIC, et l’avancement législatif pour des signaux de résolution — en se référant toujours aux sources réglementaires principales et aux rapports officiels lors de l’évaluation des développements bancaires et cryptographiques.