Les turbulences récentes du bitcoin sont en effet intéressantes à analyser, surtout lorsque l’on observe la dynamique très différente entre les investisseurs particuliers et institutionnels. Le prix, qui oscille autour de 77,7K $, montre une volatilité significative par rapport au record $126K il y a quelque temps.



Ce qui est le plus intéressant, c’est le contraste entre ces deux groupes de acteurs du marché. D’un côté, nous voyons un flux sortant massif des ETF Bitcoin — plus de $1 milliards ont été retirés en seulement quelques semaines — ce qui reflète la peur des particuliers face au rapport "crise IA 2028" qui fait le buzz. Ce rapport de Citrini Research évoque un scénario où l’automatisation détruirait le pouvoir d’achat des consommateurs, créant ce qu’ils appellent une "spirale de remplacement" de la main-d’œuvre.

Mais de l’autre côté, des acteurs institutionnels comme MicroStrategy continuent d’accumuler du Bitcoin avec une stratégie de dollar-cost averaging. Ils détiennent plus de 717 000 BTC avec un coût moyen de 76 020 $ par pièce, ce qui signifie une perte non réalisée de près de $10 milliard au prix actuel. Pourtant, ils continuent d’acheter. Ce n’est pas une décision défensive — c’est une exécution stratégique à long terme qui témoigne de leur confiance dans Bitcoin comme réserve de valeur.

Ce que je remarque, c’est comment la théorie de l’offre et de la demande de monnaie devient clé pour comprendre ces deux perspectives. Si l’on croit que l’IA entraînera un chômage massif et une crise de la dette, alors selon la logique macroéconomique, les banques centrales seront forcées d’imprimer massivement de l’argent pour éviter l’effondrement du système. Dans ce scénario, la théorie de l’offre et de la demande de monnaie prédit que la valeur des fiat se dépréciera fortement, et que des actifs limités comme le Bitcoin deviendront des "liquidités absorbantes" qui absorberont la masse monétaire en circulation.

Arthur Hayes de Maelstrom a formulé cette théorie de façon claire : "l’apocalypse IA" pourrait en fait profiter au Bitcoin, car elle entraînerait une création monétaire sans fin. Ainsi, la théorie fondamentale de l’offre et de la demande de monnaie montre que si l’offre monétaire augmente drastiquement sans une augmentation équivalente de la demande de biens réels, la valeur de la monnaie baissera, et le Bitcoin — en tant qu’actif à offre fixe — deviendra un meilleur refuge de valeur.

D’autres pressions macroéconomiques jouent aussi : nouvelles politiques tarifaires, rotation sectorielle de la technologie vers l’infrastructure IA, et incertitudes géopolitiques. Tout cela contribue à ce que certains observateurs appellent une phase de "réduction des risques" sur le marché.

Le niveau de support le plus discuté est 50 000 $, même si certains analystes envisagent une consolidation plus haute si le récit change. Mais ce qui est intéressant, c’est que les grandes institutions ne se soucient pas de ces fluctuations à court terme — elles se concentrent sur une stratégie à long terme, basée sur une compréhension approfondie de la réaction du système monétaire mondial face à la pression économique générée par l’IA.

En réalité, ce que nous observons n’est pas seulement une question de sentiment du marché, mais de deux interprétations différentes de la théorie de l’offre et de la demande de monnaie dans un contexte économique piloté par l’IA. Les investisseurs particuliers craignent la déflation et la destruction, tandis que les grandes institutions se préparent à l’inflation et à la dévaluation à venir.
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