Source : Coindoo
Titre Original : La chute de la monnaie iranienne, signe d’une crise économique majeure
Lien Original :
En Iran, le rial est de plus en plus considéré moins comme une monnaie et plus comme un simple substitut temporaire. Les gens l’utilisent pour effectuer des transactions, mais pas pour épargner, planifier ou mesurer la valeur. Ce changement de comportement explique davantage la crise actuelle que le taux de change lui-même.
Ces derniers jours, le rial a franchi un autre seuil sur les marchés informels, se négociant à des niveaux qui auraient semblé invraisemblables il y a seulement quelques années. Mais la véritable histoire ne réside pas dans le chiffre. C’est la perte quasi totale de confiance qui définit désormais le fonctionnement de l’argent dans l’économie.
Points clés
L’effondrement du rial reflète une perte de confiance, pas un choc unique
L’inflation a transformé la monnaie en un outil de transaction à court terme
La dépendance aux importations accélère la transmission aux prix quotidiens
Sans contrôle de l’inflation, la dépréciation devient auto-entretenue
L’inflation a réécrit les incitations
Avec des prix qui augmentent à un rythme annuel supérieur à 40 %, détenir des rials est devenu une garantie de perdre du pouvoir d’achat. En conséquence, les ménages et les entreprises agissent de manière rationnelle : ils minimisent leur exposition à la monnaie locale autant que possible.
Les revenus sont rapidement convertis en dollars, or ou immobilier. Même de courtes delays ont un coût. Cette demande constante d’alternatives drainent la liquidité du rial et accélèrent sa chute, indépendamment des intentions de politique officielle.
Dans cet environnement, la monnaie ne sert plus d’ancrage à l’économie. Elle la poursuit.
La dégradation du rial ne s’est pas produite du jour au lendemain. Elle s’est déroulée sur des décennies, ponctuée de moments de revalorisation brutale lorsque l’inflation a explosé ou que l’accès aux devises étrangères s’est resserré. Chaque épisode a abaissé davantage les attentes.
Ce qui nécessitait autrefois des dizaines de rials en demande nécessite désormais des millions. Ce changement n’est pas seulement numérique ; il a remodelé la façon dont les Iraniens pensent aux salaires, à l’épargne et aux prix. La dépréciation à long terme de la monnaie a normalisé l’instabilité au point où les mouvements extrêmes ne surprennent plus.
Les importations transforment la faiblesse de la monnaie en douleur quotidienne
La dépendance de l’Iran aux produits essentiels importés garantit que la faiblesse du taux de change se fait sentir immédiatement au niveau des ménages. Les aliments de base, les fournitures médicales et les intrants agricoles dépendent fortement de l’approvisionnement étranger.
À mesure que le rial se déprécie, les coûts d’importation augmentent. Les entreprises réagissent en augmentant leurs prix, ce qui alimente directement l’inflation. Cette boucle se renforce : des prix plus élevés augmentent la demande de devises étrangères, ce qui affaiblit encore plus le rial. Il ne reste plus de mécanisme de retard dans le système.
Mettre fin à ce cycle nécessiterait plus que des solutions techniques. Il faudrait que l’inflation ralentisse de manière décisive, que les flux de devises étrangères deviennent prévisibles, et que la confiance dans la gestion monétaire soit reconstruite.
Les estimations internationales, y compris celles du Fonds Monétaire International, suggèrent que l’inflation a encore accéléré l’année dernière plutôt que de diminuer. Cette tendance rend la stabilisation de la monnaie mathématiquement difficile, même avant de prendre en compte les contraintes politiques ou extérieures.
Tant que les prix domestiques augmenteront beaucoup plus vite que ceux des partenaires commerciaux, la dépréciation restera intégrée dans les transactions quotidiennes.
Un signal, pas une surprise
La dernière chute du rial n’est pas un moment de crise soudaine. C’est la confirmation que l’économie a franchi une étape où les attentes, et non les annonces politiques, dominent les résultats.
Lorsque les gens ne s’attendent plus à ce que l’argent conserve de la valeur, la monnaie reflète cette croyance avec une brutalité implacable. Dans le cas de l’Iran, le taux de change ne mène plus l’histoire — il la suit.
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
La monnaie iranienne s'effondre, annonçant une crise économique majeure
Source : Coindoo Titre Original : La chute de la monnaie iranienne, signe d’une crise économique majeure Lien Original :
En Iran, le rial est de plus en plus considéré moins comme une monnaie et plus comme un simple substitut temporaire. Les gens l’utilisent pour effectuer des transactions, mais pas pour épargner, planifier ou mesurer la valeur. Ce changement de comportement explique davantage la crise actuelle que le taux de change lui-même.
Ces derniers jours, le rial a franchi un autre seuil sur les marchés informels, se négociant à des niveaux qui auraient semblé invraisemblables il y a seulement quelques années. Mais la véritable histoire ne réside pas dans le chiffre. C’est la perte quasi totale de confiance qui définit désormais le fonctionnement de l’argent dans l’économie.
Points clés
L’inflation a réécrit les incitations
Avec des prix qui augmentent à un rythme annuel supérieur à 40 %, détenir des rials est devenu une garantie de perdre du pouvoir d’achat. En conséquence, les ménages et les entreprises agissent de manière rationnelle : ils minimisent leur exposition à la monnaie locale autant que possible.
Les revenus sont rapidement convertis en dollars, or ou immobilier. Même de courtes delays ont un coût. Cette demande constante d’alternatives drainent la liquidité du rial et accélèrent sa chute, indépendamment des intentions de politique officielle.
Dans cet environnement, la monnaie ne sert plus d’ancrage à l’économie. Elle la poursuit.
La dégradation du rial ne s’est pas produite du jour au lendemain. Elle s’est déroulée sur des décennies, ponctuée de moments de revalorisation brutale lorsque l’inflation a explosé ou que l’accès aux devises étrangères s’est resserré. Chaque épisode a abaissé davantage les attentes.
Ce qui nécessitait autrefois des dizaines de rials en demande nécessite désormais des millions. Ce changement n’est pas seulement numérique ; il a remodelé la façon dont les Iraniens pensent aux salaires, à l’épargne et aux prix. La dépréciation à long terme de la monnaie a normalisé l’instabilité au point où les mouvements extrêmes ne surprennent plus.
Les importations transforment la faiblesse de la monnaie en douleur quotidienne
La dépendance de l’Iran aux produits essentiels importés garantit que la faiblesse du taux de change se fait sentir immédiatement au niveau des ménages. Les aliments de base, les fournitures médicales et les intrants agricoles dépendent fortement de l’approvisionnement étranger.
À mesure que le rial se déprécie, les coûts d’importation augmentent. Les entreprises réagissent en augmentant leurs prix, ce qui alimente directement l’inflation. Cette boucle se renforce : des prix plus élevés augmentent la demande de devises étrangères, ce qui affaiblit encore plus le rial. Il ne reste plus de mécanisme de retard dans le système.
Mettre fin à ce cycle nécessiterait plus que des solutions techniques. Il faudrait que l’inflation ralentisse de manière décisive, que les flux de devises étrangères deviennent prévisibles, et que la confiance dans la gestion monétaire soit reconstruite.
Les estimations internationales, y compris celles du Fonds Monétaire International, suggèrent que l’inflation a encore accéléré l’année dernière plutôt que de diminuer. Cette tendance rend la stabilisation de la monnaie mathématiquement difficile, même avant de prendre en compte les contraintes politiques ou extérieures.
Tant que les prix domestiques augmenteront beaucoup plus vite que ceux des partenaires commerciaux, la dépréciation restera intégrée dans les transactions quotidiennes.
Un signal, pas une surprise
La dernière chute du rial n’est pas un moment de crise soudaine. C’est la confirmation que l’économie a franchi une étape où les attentes, et non les annonces politiques, dominent les résultats.
Lorsque les gens ne s’attendent plus à ce que l’argent conserve de la valeur, la monnaie reflète cette croyance avec une brutalité implacable. Dans le cas de l’Iran, le taux de change ne mène plus l’histoire — il la suit.