Oscars bannissent les acteurs et scénarios IA, la nouvelle règle de la 99e édition exige la signature d'un serment sur l'origine humaine

L’Académie américaine des arts et des sciences du cinéma (AMPAS) a officiellement annoncé la nouvelle règle des 99e Oscars : les performances et scénarios générés par IA ne sont pas éligibles aux nominations, les sociétés de production doivent signer un « Serment d’origine humaine » et mentionner explicitement les acteurs humains dans la liste de fin de film.
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(Contexte supplémentaire : Elon Musk annonce que xAI lancera son premier « jeu généré par IA » d’ici la fin de l’année prochaine, le mode de production des jeux sera-t-il bouleversé ?)

Table des matières de cet article

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  • Que dit la nouvelle règle
  • Pourquoi maintenant ?
  • L’IA n’a pas été expulsée des salles de cinéma

Les Oscars tracent une ligne : tout ce qui n’est pas joué par un humain ou écrit par un humain n’est pas admissible. L’Académie américaine des arts et des sciences du cinéma a publié la nouvelle règle des Oscars, excluant explicitement les performances et scénarios générés par IA des candidatures.

Que dit la nouvelle règle

La nouvelle règle de l’académie s’articule autour de deux critères principaux.

En ce qui concerne la performance, seule celle « mentionnée dans la liste de fin de film avec une attribution claire, et pouvant être prouvée comme étant réalisée par un humain avec son consentement » est éligible. Cette définition établit en réalité une double barrière : il ne suffit pas qu’il y ait un humain, il faut aussi une preuve explicite d’autorisation de la part de la personne concernée. La voix synthétisée par IA, le visage reconstruit par IA, les mouvements simulés par IA, peu importe la précision technique, ne comptent pas.

En ce qui concerne le scénario, la règle est également claire : « doit être écrit par un humain ». L’académie ne définit pas un pourcentage précis de contribution humaine, ni si une modification assistée par IA compte ou non, mais l’intention principale est claire : le scénariste doit être une personne réelle, de chair et d’os.

L’académie exige également que les sociétés de production signent un Serment d’origine humaine (Affidavit of Human Origin) et se réserve le droit de demander une explication complète sur l’utilisation de l’IA.

Pourquoi maintenant ?

En 2023, Hollywood a connu la plus grande grève simultanée de son histoire : les syndicats d’acteurs et de scénaristes ont fait grève en même temps, l’une des principales revendications étant la mise en place de règles concernant l’utilisation de l’IA, pour protéger l’image et les textes des membres contre la copie non autorisée par l’IA. La grève a finalement abouti à un accord, mais le problème de l’IA n’a pas été résolu, seulement repoussé.

Par la suite, la question s’est intensifiée. L’apparition de l’« actrice IA » Tilly Norwood a poussé le public à réfléchir sérieusement : si un visage IA peut être intégré dans un film, qui a encore besoin d’acteurs humains ?

Un cas plus concret est le film actuellement en production, « As Deep as the Grave », qui prévoit de recréer avec la technologie IA une performance de l’acteur décédé Val Kilmer durant 77 minutes. Kilmer est décédé en avril 2025 des complications liées à un cancer de la gorge, et la production a obtenu la coopération de sa famille, mais ce cas a déjà empêché l’académie de rester silencieuse.

L’IA n’a pas été expulsée des salles de cinéma

Cependant, cette règle ne vise pas à bannir l’IA.

L’académie précise que l’IA peut encore être utilisée dans les aspects techniques, notamment pour les effets visuels (VFX), la conception sonore, les outils de production, etc. En d’autres termes, l’IA peut rendre les scènes d’explosion plus spectaculaires, améliorer la précision des sons ambiants, mais elle ne peut pas remplacer le choix d’un acteur devant la caméra, ni la capacité d’un scénariste à juger de la structure.

Cette position ne résout pas tous les débats, mais elle marque une étape : nous traçons une ligne ici, et les discussions continueront après.

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