L'Allemagne devient le plus grand pays producteur d'armements traditionnels au monde, lorsque l'usine de munitions remplace l'usine automobile

Allemagne, ce pays qui dominait le monde avec l’industrie automobile et la mécanique de précision, est en train de changer silencieusement sa ligne de production — des obus.

Le PDG de Rheinmetall, Armin Papperger, a déclaré directement dans une interview au Süddeutsche Zeitung : « L’Allemagne a maintenant dépassé les États-Unis en capacité de production d’armements traditionnels. » Derrière cette déclaration se cache une série de chiffres impressionnants : la production annuelle de camions militaires est passée de 600 à 4 500 unités ; la munition de calibre moyen a augmenté de 800 000 à 4 millions de cartouches ; et les obus de 155 mm ont bondi de 70 000 à 1,1 million d’unités.

砲彈工廠取代汽車廠:德國製造業的靜默轉型

Rheinmetall emploie actuellement 44 000 personnes, avec un plan pour atteindre 70 000 d’ici 2030. En incluant la chaîne d’approvisionnement, le nombre d’emplois bénéficiaires pourrait encore augmenter de 210 000.

Papperger souligne que l’entreprise collabore avec 11 500 fournisseurs allemands, dont 4 500 sont également partenaires dans la chaîne d’approvisionnement de l’industrie automobile, ce qui signifie que les dispositifs, la main-d’œuvre et la technologie de l’automobile sont en train d’être discrètement absorbés par l’industrie de l’armement.

L’industrie automobile allemande a été profondément confrontée ces dernières années à une crise structurelle, avec une vague de licenciements continue. Papperger prévoit que la production d’armements pourra compenser un tiers des emplois perdus dans l’automobile. Ce n’est pas une métaphore, mais une véritable substitution industrielle : en 2025, Rheinmetall a reçu à lui seul 250 000 demandes d’emploi en Allemagne, pour un total de 350 000 demandes, l’image d’un secteur de la défense « peu attractif » appartenant au passé.

En août 2025, la plus grande usine d’obus en Europe a été officiellement mise en service à Unterlüß, dans la Basse-Saxe, marquant le passage d’une déclaration politique à une production concrète. L’objectif est de produire 1,5 million d’obus de 155 mm par an d’ici 2027, dépassant le objectif de 1,2 million fixé par le ministère américain de la Défense.

歐洲重整軍備:€800 億框架下的國家競賽

La montée en puissance de l’industrie militaire allemande est le reflet d’une vague de réarmement à plus grande échelle en Europe. En 2026, le budget de défense allemand atteindra 108,2 milliards d’euros, en forte hausse par rapport à 86 milliards en 2025, représentant 2,6 % du PIB, avec un plan d’emprunt supplémentaire de 400 milliards d’euros sur cinq ans pour réarmer.

En 2025, les dépenses militaires allemandes ont augmenté de 24 % pour atteindre 114 milliards de dollars, dépassant pour la première fois en 33 ans le seuil de 2 % du PIB.

Le plan « Réarmer l’Europe » de l’UE prévoit un cadre de 800 milliards d’euros : comprenant 650 milliards d’espace budgétaire flexible et 150 milliards d’euros d’emprunts conjoints (obligations SAFE). La NATO a également établi un record historique en 2025 : tous les membres ont atteint pour la première fois le seuil de 2 % de dépenses de défense par rapport au PIB, avec pour objectif d’atteindre 5 % d’ici 2035 (incluant les dépenses liées à la sécurité).

Dans ce contexte, Rheinmetall connaît une croissance fulgurante. En 2026, le chiffre d’affaires prévu atteint 14,5 milliards d’euros, en hausse de 45 % ; les commandes en attente devraient doubler pour atteindre 135 milliards d’euros ; le cours de l’action a augmenté de plus de 540 % en trois ans.

地緣政治意涵:歐洲不再等待美國

D’un point de vue plus macro, le fait que la capacité de production d’obus de l’Allemagne dépasse celle des États-Unis a une signification bien plus grande que les chiffres eux-mêmes. C’est la première fois en 80 ans depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale qu’une Europe envisage sérieusement une défense autonome sans la domination des États-Unis, et l’Allemagne, qui a signé le traité de défaite et longtemps réprimé ses forces militaires après la guerre, est en train de redéfinir son rôle dans l’architecture de sécurité européenne.

Les commandes arrivent, la capacité de production suit, les talents affluent, la chaîne d’approvisionnement se restructure. Le champ de bataille est en Ukraine, mais la véritable révolution industrielle se déroule discrètement dans les usines allemandes.

Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire
Aucun commentaire
  • Épingler