Récemment, en étudiant l'écosystème blockchain japonais, j'ai découvert quelques phénomènes plutôt intéressants.



Il faut dire que ces dernières années, les actions du Japon dans le domaine de la cryptographie méritent vraiment d'être suivies. Depuis la reconnaissance officielle du Bitcoin comme moyen de paiement légal en 2017, ce pays a adopté une trajectoire de développement relativement équilibrée — ni une réglementation draconienne ni une permissivité totale. Le gouvernement a même lancé un plan de soutien aux startups sur cinq ans, axé notamment sur les jeux Web3, la DeFi et le développement blockchain. Ce type de soutien politique est plutôt rare à l’échelle mondiale.

C’est précisément dans ce contexte que les échanges de cryptomonnaies et les entreprises associées au Japon ont pu prospérer. BitFlyer en est un exemple typique — fondé en 2014, il est devenu l’un des plus grands échanges de cryptomonnaies du pays, avec une base d’utilisateurs atteignant 2,5 millions. Leur activité ne se limite pas au Japon : ils ont étendu leurs opérations aux États-Unis et en Europe, et ont développé leur propre technologie blockchain, Miyabi, ainsi que des applications innovantes comme le paiement pour les commerçants et la votation en chaîne.

Mais ce qui est intéressant, c’est que l’innovation japonaise ne se limite pas au secteur des échanges. J’ai aussi observé des entreprises qui travaillent sur des infrastructures plus avancées. Par exemple, Soramitsu, qui depuis 2016 collabore avec des banques centrales et des institutions financières à l’échelle internationale. Ils ont développé le système de paiement numérique Bakong au Cambodge, et travaillent actuellement sur une plateforme de paiements transfrontaliers utilisant des stablecoins et des CBDC pour améliorer l’expérience des transferts internationaux. Cette approche est vraiment en avance sur beaucoup d’autres échanges japonais.

Il y a aussi une catégorie d’entreprises focalisées sur l’innovation en DeFi. Nuts Finance (également appelé Thetanuts Finance) en est un exemple : une plateforme décentralisée d’échange d’options où les utilisateurs peuvent vendre des options pour percevoir une prime ou prêter pour gagner des intérêts. Leur jeton de gouvernance, NUTS, permet aux détenteurs de participer aux décisions, illustrant un modèle DAO qui est aussi représentatif de l’écosystème blockchain japonais.

Dans le domaine du gaming, les performances sont encore plus remarquables. Double jump.tokyo a développé « My Crypto Hero », qui a été l’un des jeux blockchain les plus populaires au monde, et en août 2024, ils ont levé 10 millions de dollars lors d’un tour de financement de série D, avec SBI Investment en lead. Cela montre que le Japon a déjà acquis une reconnaissance internationale dans le secteur des jeux Web3.

Au niveau infrastructure, ce n’est pas en reste. Curvegrid a développé MultiBaas, un middleware pour le développement cross-chain, simplifiant le travail des développeurs sur différentes plateformes blockchain. Ils ont aussi lancé NFTeapot, une application Shopify spécialement conçue pour la vente de NFT. Tous ces outils contribuent à renforcer l’écosystème blockchain japonais.

L’innovation dans le paiement est également à suivre. PassPay a lancé JPYW, une stablecoin indexée sur le yen, conçue pour répondre aux besoins financiers des résidents japonais à l’étranger. Leur application de portefeuille supporte les actifs multi-chaînes et l’interaction avec les NFT, et ils ont déjà établi une collaboration avec le réseau EOS. Cette approche locale montre bien la compréhension des besoins du marché par les entrepreneurs japonais.

D’un point de vue macro, la maturité des échanges de cryptomonnaies et de l’écosystème japonais dans son ensemble ne cesse de croître. On prévoit qu’à la fin de 2024, le nombre de traders quotidiens atteindra 500k, ce qui reflète une pénétration du marché en constante augmentation. Par ailleurs, les préférences des investisseurs évoluent : ils ne se concentrent plus uniquement sur Bitcoin et Ethereum, mais commencent à explorer des produits Web3, des NFT et d’autres applications innovantes.

En fin de compte, la réussite du Japon dans le domaine de la cryptographie repose sur une attitude claire du gouvernement et une innovation continue des entreprises. Cet environnement réglementaire équilibré offre aux entrepreneurs une stabilité prévisible, tout en créant davantage d’options pour les investisseurs. Récemment, le gouvernement a annoncé son intention d’introduire un cadre réglementaire permettant aux startups de lever des fonds via des actifs cryptographiques, ce qui confirme l’optimisme à long terme du Japon pour cette industrie. La trajectoire de développement de tout cet écosystème mérite d’être suivie de près.
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