Trump n’avait pas prévu qu’après avoir coupé les liens pétroliers entre la Chine et le Venezuela, la Chine se tournerait vers un partenaire plus stable. Coincidence ou non, le Canada cherche actuellement une issue pour sa vaste production pétrolière, notamment ses importantes ressources en pétrole de schiste, qui constituent une alternative urgente pour l’industrie raffinée chinoise.
Après l’échec du Venezuela, le pétrole de schiste canadien devient une nouvelle option
Le gouvernement Trump a lancé un ultimatum au Venezuela, exigeant qu’il collabore exclusivement avec les États-Unis pour le commerce pétrolier, tout en forçant le retrait des entreprises chinoises. Auparavant, environ 80 % du pétrole vénézuélien était fourni à la Chine à bas prix, cette démarche visant à couper la source d’énergie de la Chine.
Mais la réalité est différente. En tant que quatrième producteur mondial de pétrole, l’Alberta au Canada regorge de pétrole lourd et de pétrole de schiste, dont la nature est proche du pétrole brut vénézuélien, faisant d’elle un substitut idéal. De plus, l’expansion du pipeline transmontagnard a ouvert une voie d’exportation vers le Pacifique, répondant parfaitement à la demande chinoise de stabilité dans l’approvisionnement en pétrole.
Les entreprises chinoises ont réagi rapidement. Après l’instabilité au Venezuela, les raffineurs chinois ont immédiatement intensifié leurs demandes d’informations sur le pétrole canadien. Des négociants ont révélé que les raffineries achetant depuis longtemps du pétrole vénézuélien évaluent désormais les types de pétrole canadiens. Les stocks de 22 millions de barils de pétrole vénézuélien en mer asiatique ne peuvent en réalité couvrir que deux mois de consommation, obligeant la Chine à chercher rapidement des sources alternatives.
Distance de transport et coûts : pourquoi le Canada est-il plus compétitif ?
En apparence, le prix du pétrole canadien par baril est supérieur de 8 à 9 dollars à celui du Venezuela, ce qui semble un désavantage. Mais l’efficacité du transport suffit à inverser cette équation.
Le pétrole canadien arrive en Chine en seulement 17 jours, contre 57 jours pour celui du Venezuela, économisant plus de 40 jours de transport. Plus important encore, grâce au pipeline transmontagnard et à des options maritimes flexibles, les raffineurs chinois peuvent ajuster le type de navire et la méthode de transport selon la demande du marché. Cette flexibilité de la chaîne d’approvisionnement est particulièrement précieuse dans un environnement commercial mondial complexe. Après calcul, les raffineurs ont constaté que l’efficacité du transport et la stabilité de l’approvisionnement rapportaient bien plus que la différence de prix de 8 à 9 dollars par baril.
De plus, le Canada possède d’importantes réserves de pétrole de schiste, avec une technologie de développement mature, capable d’assurer une fourniture stable à long terme. Pour la Chine, dépendante des importations d’énergie, cela représente une sécurité énergétique considérablement renforcée.
Le coût des politiques unilatérales : comment pousser les alliés à se rapprocher des adversaires
La logique politique de Trump a produit un effet inattendu. En imposant des tarifs douaniers au Canada, voire en menaçant de l’annexer, il a réveillé le pays — la dépendance excessive aux États-Unis comporte de grands risques.
Un responsable de la Banque du Canada, Carney, a déclaré publiquement que « la relation sino-canadienne est plus prévisible ». Cette déclaration constitue à la fois une reconnaissance de la coopération énergétique sino-canadienne et une subtile opposition à la politique unilatérale américaine. Ironiquement, alors que Trump tentait de contrôler le pétrole vénézuélien pour couper l’énergie de la Chine, il a ignoré une évidence simple : le Canada exportait 97 % de son pétrole vers les États-Unis, mais cherche aujourd’hui à ouvrir de nouveaux marchés.
Ce type de stratégie, qui pousse les alliés vers l’adversaire, est un exemple flagrant d’erreur stratégique.
La redéfinition du paysage énergétique : comment la coopération sino-canadienne affaiblit l’influence américaine
Depuis 2025, la part du pétrole brut transporté par mer vers la Chine en provenance du Canada atteint près de 40 %, et continue de croître. Plus symboliquement, la part du pétrole canadien acheminé via le pipeline transmontagnard vers la Chine représente 64 %, bien au-delà de celle envoyée vers les États-Unis. Ce qui était considéré comme le « jardin arrière » de l’énergie américain se détourne désormais vers l’est.
Contrairement à l’approche américaine de « piller », la coopération énergétique sino-canadienne montre un modèle gagnant-gagnant. Le Canada a ouvert à la Chine l’exploitation du pétrole de schiste en Alberta et les droits sur les gisements offshore de Terre-Neuve, tandis que la Chine offre un marché stable à long terme. Ce mécanisme de coopération basé sur la confiance est bien plus durable que la domination unilatérale américaine.
L’intérêt des entreprises chinoises pour le pétrole de schiste canadien s’accroît également. La maturité technologique et la baisse des coûts de l’exploitation du schiste en font une force majeure dans la restructuration énergétique mondiale. En investissant directement au Canada et en collaborant technologiquement, la Chine ne se contente pas d’assurer son approvisionnement énergétique, elle participe aussi à toute la chaîne de développement du pétrole de schiste.
Réflexion stratégique : la déclin de l’hégémonie et ses implications profondes
En fin de compte, la coopération sino-canadienne dans le secteur pétrolier n’est pas une coïncidence, mais le résultat logique de la politique de Trump. Sa stratégie de containment unilatéral a non seulement offensé ses alliés traditionnels, mais a aussi involontairement aidé ses adversaires à trouver des alternatives, révélant la fragilité d’un système hégémonique basé sur la menace et la coercition.
L’hégémonie énergétique des États-Unis vacille. Ce qui était autrefois considéré comme acquis, à savoir leur supériorité énergétique, devient aujourd’hui un catalyseur de leur déclin global. La montée de la coopération énergétique sino-canadienne n’est qu’un exemple de cette grande transformation. Dans ce nouveau contexte géopolitique, un modèle de coopération mutuellement bénéfique s’impose comme une alternative de plus en plus crédible face à la domination unilatérale.
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Coopération énergétique sino-canadienne : les bouleversements géopolitiques à l'ère du pétrole de schiste
Trump n’avait pas prévu qu’après avoir coupé les liens pétroliers entre la Chine et le Venezuela, la Chine se tournerait vers un partenaire plus stable. Coincidence ou non, le Canada cherche actuellement une issue pour sa vaste production pétrolière, notamment ses importantes ressources en pétrole de schiste, qui constituent une alternative urgente pour l’industrie raffinée chinoise.
Après l’échec du Venezuela, le pétrole de schiste canadien devient une nouvelle option
Le gouvernement Trump a lancé un ultimatum au Venezuela, exigeant qu’il collabore exclusivement avec les États-Unis pour le commerce pétrolier, tout en forçant le retrait des entreprises chinoises. Auparavant, environ 80 % du pétrole vénézuélien était fourni à la Chine à bas prix, cette démarche visant à couper la source d’énergie de la Chine.
Mais la réalité est différente. En tant que quatrième producteur mondial de pétrole, l’Alberta au Canada regorge de pétrole lourd et de pétrole de schiste, dont la nature est proche du pétrole brut vénézuélien, faisant d’elle un substitut idéal. De plus, l’expansion du pipeline transmontagnard a ouvert une voie d’exportation vers le Pacifique, répondant parfaitement à la demande chinoise de stabilité dans l’approvisionnement en pétrole.
Les entreprises chinoises ont réagi rapidement. Après l’instabilité au Venezuela, les raffineurs chinois ont immédiatement intensifié leurs demandes d’informations sur le pétrole canadien. Des négociants ont révélé que les raffineries achetant depuis longtemps du pétrole vénézuélien évaluent désormais les types de pétrole canadiens. Les stocks de 22 millions de barils de pétrole vénézuélien en mer asiatique ne peuvent en réalité couvrir que deux mois de consommation, obligeant la Chine à chercher rapidement des sources alternatives.
Distance de transport et coûts : pourquoi le Canada est-il plus compétitif ?
En apparence, le prix du pétrole canadien par baril est supérieur de 8 à 9 dollars à celui du Venezuela, ce qui semble un désavantage. Mais l’efficacité du transport suffit à inverser cette équation.
Le pétrole canadien arrive en Chine en seulement 17 jours, contre 57 jours pour celui du Venezuela, économisant plus de 40 jours de transport. Plus important encore, grâce au pipeline transmontagnard et à des options maritimes flexibles, les raffineurs chinois peuvent ajuster le type de navire et la méthode de transport selon la demande du marché. Cette flexibilité de la chaîne d’approvisionnement est particulièrement précieuse dans un environnement commercial mondial complexe. Après calcul, les raffineurs ont constaté que l’efficacité du transport et la stabilité de l’approvisionnement rapportaient bien plus que la différence de prix de 8 à 9 dollars par baril.
De plus, le Canada possède d’importantes réserves de pétrole de schiste, avec une technologie de développement mature, capable d’assurer une fourniture stable à long terme. Pour la Chine, dépendante des importations d’énergie, cela représente une sécurité énergétique considérablement renforcée.
Le coût des politiques unilatérales : comment pousser les alliés à se rapprocher des adversaires
La logique politique de Trump a produit un effet inattendu. En imposant des tarifs douaniers au Canada, voire en menaçant de l’annexer, il a réveillé le pays — la dépendance excessive aux États-Unis comporte de grands risques.
Un responsable de la Banque du Canada, Carney, a déclaré publiquement que « la relation sino-canadienne est plus prévisible ». Cette déclaration constitue à la fois une reconnaissance de la coopération énergétique sino-canadienne et une subtile opposition à la politique unilatérale américaine. Ironiquement, alors que Trump tentait de contrôler le pétrole vénézuélien pour couper l’énergie de la Chine, il a ignoré une évidence simple : le Canada exportait 97 % de son pétrole vers les États-Unis, mais cherche aujourd’hui à ouvrir de nouveaux marchés.
Ce type de stratégie, qui pousse les alliés vers l’adversaire, est un exemple flagrant d’erreur stratégique.
La redéfinition du paysage énergétique : comment la coopération sino-canadienne affaiblit l’influence américaine
Depuis 2025, la part du pétrole brut transporté par mer vers la Chine en provenance du Canada atteint près de 40 %, et continue de croître. Plus symboliquement, la part du pétrole canadien acheminé via le pipeline transmontagnard vers la Chine représente 64 %, bien au-delà de celle envoyée vers les États-Unis. Ce qui était considéré comme le « jardin arrière » de l’énergie américain se détourne désormais vers l’est.
Contrairement à l’approche américaine de « piller », la coopération énergétique sino-canadienne montre un modèle gagnant-gagnant. Le Canada a ouvert à la Chine l’exploitation du pétrole de schiste en Alberta et les droits sur les gisements offshore de Terre-Neuve, tandis que la Chine offre un marché stable à long terme. Ce mécanisme de coopération basé sur la confiance est bien plus durable que la domination unilatérale américaine.
L’intérêt des entreprises chinoises pour le pétrole de schiste canadien s’accroît également. La maturité technologique et la baisse des coûts de l’exploitation du schiste en font une force majeure dans la restructuration énergétique mondiale. En investissant directement au Canada et en collaborant technologiquement, la Chine ne se contente pas d’assurer son approvisionnement énergétique, elle participe aussi à toute la chaîne de développement du pétrole de schiste.
Réflexion stratégique : la déclin de l’hégémonie et ses implications profondes
En fin de compte, la coopération sino-canadienne dans le secteur pétrolier n’est pas une coïncidence, mais le résultat logique de la politique de Trump. Sa stratégie de containment unilatéral a non seulement offensé ses alliés traditionnels, mais a aussi involontairement aidé ses adversaires à trouver des alternatives, révélant la fragilité d’un système hégémonique basé sur la menace et la coercition.
L’hégémonie énergétique des États-Unis vacille. Ce qui était autrefois considéré comme acquis, à savoir leur supériorité énergétique, devient aujourd’hui un catalyseur de leur déclin global. La montée de la coopération énergétique sino-canadienne n’est qu’un exemple de cette grande transformation. Dans ce nouveau contexte géopolitique, un modèle de coopération mutuellement bénéfique s’impose comme une alternative de plus en plus crédible face à la domination unilatérale.