Les prix du sucre sont en hausse aujourd’hui sur les principaux marchés à terme, la force de la monnaie brésilienne constituant un catalyseur significatif pour cette tendance haussière. Aujourd’hui, le sucre mondial NY de mars #11 (SBH26) a avancé de +0,22 cent, soit une hausse de +1,49 %. Par ailleurs, le sucre blanc ICE de mars à Londres #5 (SWH26) a grimpé de +5,00 points, ou +1,19 % de plus. La dynamique du taux de sucre reflète une combinaison de positionnements techniques et de changements fondamentaux dans le sentiment du marché.
La hausse à court terme du sucre fait suite à une appréciation notable du real brésilien, atteignant son niveau le plus fort en 1,5 mois face au dollar américain. Ce mouvement de devise a déclenché des couvertures de positions courtes parmi les traders qui étaient positionnés pour des prix plus bas. Lorsque le real se renforce, cela décourage les producteurs brésiliens de vendre leur production sur les marchés d’exportation, resserrant les attentes d’offre à court terme et soutenant les prix. Au-delà du rebond technique immédiat, ce mouvement met en lumière l’interaction complexe entre la dynamique des devises et la tarification des matières premières sur le marché mondial du sucre.
La production record de sucre du Brésil crée des vents contraires à long terme sur les prix
Le Brésil reste le plus grand producteur mondial de sucre, et les données de production récentes indiquent une croissance massive de l’offre à venir. Selon la Conab, l’agence de prévision des récoltes du Brésil, l’estimation de la production de sucre pour 2025/26 s’élève à 45 millions de tonnes métriques (MMT), en hausse par rapport à la prévision précédente de 44,5 MMT. Cela représente une production soutenue à un niveau élevé qui finira par faire pression sur le taux de sucre si la demande mondiale ne peut absorber cette offre supplémentaire.
En détaillant davantage, Unica a rapporté que la production cumulative de sucre dans le Centre-Sud jusqu’en décembre 2025 a augmenté de 0,9 % en glissement annuel pour atteindre 40,222 MMT. Plus significatif encore, les usines allouent un pourcentage plus élevé de leur broyage de canne à sucre à la production de sucre plutôt qu’à l’éthanol. Le ratio de canne broyée pour le sucre a atteint 50,82 % lors de la saison 2025/26, contre 48,16 % en 2024/25. Ce changement maximise la production de sucre mais intensifie la pression baissière sur les prix.
En regardant vers l’avenir, cependant, les perspectives deviennent plus constructives pour le taux de sucre. La société de conseil Safras & Mercado prévoit que la production de sucre du Brésil pour 2026/27 diminuera de 3,91 %, pour atteindre 41,8 MMT contre une prévision de 43,5 MMT en 2025/26. La société prévoit également une baisse de 11 % des exportations de sucre en 2026/27, pour tomber à 30 MMT. Cette éventuelle réduction des futures approvisionnements brésiliens constitue un facteur potentiellement favorable pour les prix à moyen terme.
La hausse de la production en Inde redéfinit la dynamique du taux mondial du sucre
L’Inde, le deuxième plus grand producteur mondial de sucre, connaît une expansion spectaculaire de sa production qui redéfinit les fondamentaux du marché mondial. L’Association des usines de sucre indiennes (ISMA) a rapporté qu’en saison 2025/26, la production de sucre jusqu’au 15 janvier a atteint 15,9 MMT, soit une hausse de 22 % en glissement annuel. L’ISMA a également relevé son estimation de production pour toute la saison 2025/26 à 31 MMT, contre une projection antérieure de 30 MMT, ce qui représente une augmentation de 18,8 % par rapport à l’année précédente.
Cette croissance de la productivité est alimentée par des pluies de mousson favorables et une extension des surfaces cultivées en canne à sucre à travers l’Inde. Cependant, le marché intérieur indien du sucre fait face à un excédent d’offre, ce qui a incité le gouvernement à autoriser des exportations supplémentaires. En novembre, le ministère indien de l’alimentation a autorisé des exportations de 1,5 MMT pour la saison 2025/26, un changement par rapport au système de quotas plus strict mis en place en 2022/23. La possibilité d’exportations indiennes plus importantes menace de faire baisser le taux mondial du sucre en inondant le marché avec une offre supplémentaire.
Fait intéressant, l’ISMA a également réduit son estimation de la part du sucre détourné vers la production d’éthanol en Inde à 3,4 MMT, contre 5 MMT dans la prévision de juillet. Cette réduction signifie que plus de sucre est disponible pour l’exportation, ce qui pourrait amplifier la pression à la baisse sur les prix mondiaux. Le Service agricole étranger du USDA prévoit une production encore plus élevée en Inde, estimant la production 2025/26 à 35,25 MMT, soit une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente.
La croissance de la production en Thaïlande ajoute à la pression sur l’offre mondiale
La Thaïlande, troisième plus grand producteur mondial de sucre et deuxième exportateur, augmente également sa production de manière significative. La Thai Sugar Millers Corp a prévu en octobre que la récolte de sucre 2025/26 augmenterait de 5 % en glissement annuel pour atteindre 10,5 MMT. Le FAS du USDA a proposé une estimation légèrement plus conservatrice de 10,25 MMT pour la saison 2025/26, soit une hausse de 2 % par rapport à l’année précédente.
La croissance de la production en Thaïlande est particulièrement préoccupante pour le taux de sucre car le pays est un fournisseur international majeur. Alors que l’Inde et la Thaïlande augmentent leurs exportations, les acheteurs mondiaux disposent d’une abondance de disponibilité, ce qui limite toute hausse significative des prix.
Les perspectives d’excédent mondial de sucre exercent une pression sur le taux du sucre
L’Organisation internationale du sucre (ISO) a récemment publié une prévision pour 2025-26 indiquant un excédent de 1,625 MMT, une inversion spectaculaire par rapport au déficit de 2,916 MMT enregistré en 2024-25. L’ISO attribue ce changement à une augmentation de la production de sucre en Inde, en Thaïlande et au Pakistan. L’organisation prévoit également que la production mondiale de sucre augmentera de 3,2 % en glissement annuel pour atteindre 181,8 MMT en 2025-26, tandis que la consommation humaine mondiale n’augmentera que de 1,4 % pour atteindre 177,921 MMT.
Le USDA a publié des projections encore plus spectaculaires à la mi-décembre. Le département prévoit que la production mondiale de sucre pour 2025/26 augmentera de 4,6 % en glissement annuel pour atteindre un record de 189,318 MMT, tandis que la consommation mondiale n’augmentera que de 1,4 %, pour atteindre 177,921 MMT. Cet écart important entre production et consommation exerce une pression à la baisse sur le taux du sucre.
Le USDA prévoit également que les stocks mondiaux de fin de saison 2025/26 diminueront de 2,9 % en glissement annuel pour atteindre 41,188 MMT, sans réduction significative compte tenu de l’excédent global d’offre. Par ailleurs, Czarnikow, une société de négoce de sucre de renom, a relevé son estimation de surplus mondial pour 2025/26 à 8,7 MMT en novembre, en hausse de 1,2 MMT par rapport à la prévision de septembre de 7,5 MMT. La perspective d’un surplus en expansion suggère la poursuite des vents contraires sur les prix.
La position sur le marché à terme indique une vulnérabilité
Ajoutant une couche supplémentaire à la dynamique du taux de sucre d’aujourd’hui, le rapport Commitment of Traders (COT) de la semaine dernière a révélé que les fonds d’investissement avaient augmenté leurs positions longues nettes sur le sucre blanc de 4 544 contrats pour atteindre un record de 48 203 contrats, basé sur des données remontant à 2011. Une position excessivement longue peut amplifier les ventes si le sentiment du marché change, créant un risque à la baisse pour les prix malgré les modestes gains d’aujourd’hui.
Ce que le mouvement du taux de sucre d’aujourd’hui signifie pour les traders
La hausse d’aujourd’hui du taux de sucre, bien que notable, représente un rebond tactique dans un marché structurellement en difficulté. La montée de la devise brésilienne a déclenché des couvertures de positions courtes et généré un momentum positif, mais les fondamentaux d’offre sous-jacents restent nettement baissiers. Avec le Brésil, l’Inde et la Thaïlande qui augmentent tous leur production, et les projections d’excédent mondial qui s’étendent, la perspective à moyen terme pour le taux de sucre penche à la baisse.
Les traders surveillant le taux de sucre aujourd’hui doivent comprendre que la tarification actuelle reflète un équilibre instable entre des facteurs techniques à court terme et des déséquilibres fondamentaux à plus long terme. Les mouvements de devises et les flux de financement peuvent entraîner une volatilité à court terme, mais l’excédent structurel sur le marché mondial du sucre finira probablement par se réaffirmer et faire pression à la baisse sur les prix au fil de l’année.
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Le taux de sucre augmente alors que la monnaie brésilienne se renforce et que les traders couvrent leurs positions short
Les prix du sucre sont en hausse aujourd’hui sur les principaux marchés à terme, la force de la monnaie brésilienne constituant un catalyseur significatif pour cette tendance haussière. Aujourd’hui, le sucre mondial NY de mars #11 (SBH26) a avancé de +0,22 cent, soit une hausse de +1,49 %. Par ailleurs, le sucre blanc ICE de mars à Londres #5 (SWH26) a grimpé de +5,00 points, ou +1,19 % de plus. La dynamique du taux de sucre reflète une combinaison de positionnements techniques et de changements fondamentaux dans le sentiment du marché.
La hausse à court terme du sucre fait suite à une appréciation notable du real brésilien, atteignant son niveau le plus fort en 1,5 mois face au dollar américain. Ce mouvement de devise a déclenché des couvertures de positions courtes parmi les traders qui étaient positionnés pour des prix plus bas. Lorsque le real se renforce, cela décourage les producteurs brésiliens de vendre leur production sur les marchés d’exportation, resserrant les attentes d’offre à court terme et soutenant les prix. Au-delà du rebond technique immédiat, ce mouvement met en lumière l’interaction complexe entre la dynamique des devises et la tarification des matières premières sur le marché mondial du sucre.
La production record de sucre du Brésil crée des vents contraires à long terme sur les prix
Le Brésil reste le plus grand producteur mondial de sucre, et les données de production récentes indiquent une croissance massive de l’offre à venir. Selon la Conab, l’agence de prévision des récoltes du Brésil, l’estimation de la production de sucre pour 2025/26 s’élève à 45 millions de tonnes métriques (MMT), en hausse par rapport à la prévision précédente de 44,5 MMT. Cela représente une production soutenue à un niveau élevé qui finira par faire pression sur le taux de sucre si la demande mondiale ne peut absorber cette offre supplémentaire.
En détaillant davantage, Unica a rapporté que la production cumulative de sucre dans le Centre-Sud jusqu’en décembre 2025 a augmenté de 0,9 % en glissement annuel pour atteindre 40,222 MMT. Plus significatif encore, les usines allouent un pourcentage plus élevé de leur broyage de canne à sucre à la production de sucre plutôt qu’à l’éthanol. Le ratio de canne broyée pour le sucre a atteint 50,82 % lors de la saison 2025/26, contre 48,16 % en 2024/25. Ce changement maximise la production de sucre mais intensifie la pression baissière sur les prix.
En regardant vers l’avenir, cependant, les perspectives deviennent plus constructives pour le taux de sucre. La société de conseil Safras & Mercado prévoit que la production de sucre du Brésil pour 2026/27 diminuera de 3,91 %, pour atteindre 41,8 MMT contre une prévision de 43,5 MMT en 2025/26. La société prévoit également une baisse de 11 % des exportations de sucre en 2026/27, pour tomber à 30 MMT. Cette éventuelle réduction des futures approvisionnements brésiliens constitue un facteur potentiellement favorable pour les prix à moyen terme.
La hausse de la production en Inde redéfinit la dynamique du taux mondial du sucre
L’Inde, le deuxième plus grand producteur mondial de sucre, connaît une expansion spectaculaire de sa production qui redéfinit les fondamentaux du marché mondial. L’Association des usines de sucre indiennes (ISMA) a rapporté qu’en saison 2025/26, la production de sucre jusqu’au 15 janvier a atteint 15,9 MMT, soit une hausse de 22 % en glissement annuel. L’ISMA a également relevé son estimation de production pour toute la saison 2025/26 à 31 MMT, contre une projection antérieure de 30 MMT, ce qui représente une augmentation de 18,8 % par rapport à l’année précédente.
Cette croissance de la productivité est alimentée par des pluies de mousson favorables et une extension des surfaces cultivées en canne à sucre à travers l’Inde. Cependant, le marché intérieur indien du sucre fait face à un excédent d’offre, ce qui a incité le gouvernement à autoriser des exportations supplémentaires. En novembre, le ministère indien de l’alimentation a autorisé des exportations de 1,5 MMT pour la saison 2025/26, un changement par rapport au système de quotas plus strict mis en place en 2022/23. La possibilité d’exportations indiennes plus importantes menace de faire baisser le taux mondial du sucre en inondant le marché avec une offre supplémentaire.
Fait intéressant, l’ISMA a également réduit son estimation de la part du sucre détourné vers la production d’éthanol en Inde à 3,4 MMT, contre 5 MMT dans la prévision de juillet. Cette réduction signifie que plus de sucre est disponible pour l’exportation, ce qui pourrait amplifier la pression à la baisse sur les prix mondiaux. Le Service agricole étranger du USDA prévoit une production encore plus élevée en Inde, estimant la production 2025/26 à 35,25 MMT, soit une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente.
La croissance de la production en Thaïlande ajoute à la pression sur l’offre mondiale
La Thaïlande, troisième plus grand producteur mondial de sucre et deuxième exportateur, augmente également sa production de manière significative. La Thai Sugar Millers Corp a prévu en octobre que la récolte de sucre 2025/26 augmenterait de 5 % en glissement annuel pour atteindre 10,5 MMT. Le FAS du USDA a proposé une estimation légèrement plus conservatrice de 10,25 MMT pour la saison 2025/26, soit une hausse de 2 % par rapport à l’année précédente.
La croissance de la production en Thaïlande est particulièrement préoccupante pour le taux de sucre car le pays est un fournisseur international majeur. Alors que l’Inde et la Thaïlande augmentent leurs exportations, les acheteurs mondiaux disposent d’une abondance de disponibilité, ce qui limite toute hausse significative des prix.
Les perspectives d’excédent mondial de sucre exercent une pression sur le taux du sucre
L’Organisation internationale du sucre (ISO) a récemment publié une prévision pour 2025-26 indiquant un excédent de 1,625 MMT, une inversion spectaculaire par rapport au déficit de 2,916 MMT enregistré en 2024-25. L’ISO attribue ce changement à une augmentation de la production de sucre en Inde, en Thaïlande et au Pakistan. L’organisation prévoit également que la production mondiale de sucre augmentera de 3,2 % en glissement annuel pour atteindre 181,8 MMT en 2025-26, tandis que la consommation humaine mondiale n’augmentera que de 1,4 % pour atteindre 177,921 MMT.
Le USDA a publié des projections encore plus spectaculaires à la mi-décembre. Le département prévoit que la production mondiale de sucre pour 2025/26 augmentera de 4,6 % en glissement annuel pour atteindre un record de 189,318 MMT, tandis que la consommation mondiale n’augmentera que de 1,4 %, pour atteindre 177,921 MMT. Cet écart important entre production et consommation exerce une pression à la baisse sur le taux du sucre.
Le USDA prévoit également que les stocks mondiaux de fin de saison 2025/26 diminueront de 2,9 % en glissement annuel pour atteindre 41,188 MMT, sans réduction significative compte tenu de l’excédent global d’offre. Par ailleurs, Czarnikow, une société de négoce de sucre de renom, a relevé son estimation de surplus mondial pour 2025/26 à 8,7 MMT en novembre, en hausse de 1,2 MMT par rapport à la prévision de septembre de 7,5 MMT. La perspective d’un surplus en expansion suggère la poursuite des vents contraires sur les prix.
La position sur le marché à terme indique une vulnérabilité
Ajoutant une couche supplémentaire à la dynamique du taux de sucre d’aujourd’hui, le rapport Commitment of Traders (COT) de la semaine dernière a révélé que les fonds d’investissement avaient augmenté leurs positions longues nettes sur le sucre blanc de 4 544 contrats pour atteindre un record de 48 203 contrats, basé sur des données remontant à 2011. Une position excessivement longue peut amplifier les ventes si le sentiment du marché change, créant un risque à la baisse pour les prix malgré les modestes gains d’aujourd’hui.
Ce que le mouvement du taux de sucre d’aujourd’hui signifie pour les traders
La hausse d’aujourd’hui du taux de sucre, bien que notable, représente un rebond tactique dans un marché structurellement en difficulté. La montée de la devise brésilienne a déclenché des couvertures de positions courtes et généré un momentum positif, mais les fondamentaux d’offre sous-jacents restent nettement baissiers. Avec le Brésil, l’Inde et la Thaïlande qui augmentent tous leur production, et les projections d’excédent mondial qui s’étendent, la perspective à moyen terme pour le taux de sucre penche à la baisse.
Les traders surveillant le taux de sucre aujourd’hui doivent comprendre que la tarification actuelle reflète un équilibre instable entre des facteurs techniques à court terme et des déséquilibres fondamentaux à plus long terme. Les mouvements de devises et les flux de financement peuvent entraîner une volatilité à court terme, mais l’excédent structurel sur le marché mondial du sucre finira probablement par se réaffirmer et faire pression à la baisse sur les prix au fil de l’année.