Les tensions géopolitiques et l'abondance d'approvisionnement pèsent sur les marchés pétroliers alors que le dollar monte en flèche

Les marchés de l’énergie ont connu des vents contraires mercredi, avec le pétrole brut peinant à résister à une confluence de pressions baissières. Les contrats à terme WTI de février ont chuté de 0,53 points (-0,91%), tandis que l’essence RBOB de février a reculé de 0,0180 points (-1,04%), alors que les traders digéraient un rapport hebdomadaire sur les stocks principalement baissier de l’EIA, accompagné d’un dollar en hausse qui a atteint un sommet d’une semaine sur l’indice DXY.

La surabondance d’offre exerce une pression sur le pétrole brut malgré le soutien géopolitique

Le récit principal pesant sur le pétrole brut reste celui d’une offre abondante. L’AIE avait prévu un excédent mondial record de 4,0 millions de barils par jour pour 2026, une inversion nette par rapport aux attentes antérieures de déficit. Cette surabondance d’offre se matérialise désormais plus rapidement que prévu. La production de l’OPEP en novembre a légèrement diminué de 10 000 b/j pour atteindre 29,09 millions de b/j, bien que l’organisation continue de reconstruire ses capacités de production vers ses objectifs. L’OPEP+ a confirmé fin novembre qu’il suspendrait toute augmentation supplémentaire de la production jusqu’au premier trimestre 2026, une décision visant à gérer le surplus émergent.

La production de pétrole brut aux États-Unis reste robuste, se maintenant à 13,827 millions de b/j pour la semaine se terminant le 26 décembre—à peine en dessous du record de novembre de 13,862 millions de b/j. L’EIA a depuis relevé ses prévisions de production américaine pour 2025 à 13,59 millions de b/j. Par ailleurs, le nombre de plateformes pétrolières actives aux États-Unis a augmenté de trois pour atteindre 412 pour la semaine se terminant le 2 janvier, se remettant du creux de 406 plateformes observé en décembre, soit le plus bas depuis 4,25 ans.

Le rapport sur les stocks de l’EIA souligne un marché en surabondance

Les données de l’EIA de mercredi ont envoyé principalement des signaux négatifs. Les stocks d’essence ont augmenté de 5,8 millions de barils pour atteindre un sommet de 8,5 mois—dépassant largement l’attente de 1,95 million de barils. Les stocks de distillats ont augmenté de 4,98 millions de barils contre une prévision de 1,55 million, tandis que les stocks de pétrole brut au centre de livraison de Cushing ont augmenté de 543 000 barils. La seule note positive est une baisse inattendue de 1,93 million de barils dans les stocks de pétrole brut, contrecarrant les attentes d’une augmentation de 500 000 barils.

Comparés aux moyennes saisonnières sur cinq ans au 26 décembre, les stocks de pétrole brut aux États-Unis étaient inférieurs de 3,0 %, ceux d’essence supérieurs de 1,9 %, et les distillats inférieurs de 3,7 %, reflétant une image mitigée de la dynamique d’offre abondante en cours.

La demande chinoise et les engagements de l’OPEP+ offrent un soutien limité

Pour contrebalancer certains de ces vents contraires, la demande chinoise de pétrole brut reste robuste. Selon les données de Kpler, les importations de la Chine ce mois-ci devraient augmenter de 10 % mois après mois pour atteindre un record de 12,2 millions de barils par jour, alors que le pays reconstruit ses réserves stratégiques.

Les délégués de l’OPEP+ ont indiqué leur confiance dans le fait que le cartel maintiendra sa pause de production lors de leur réunion virtuelle dimanche, apportant un soutien modeste aux prix. Les points de friction géopolitiques—notamment l’escalade des attaques ukrainiennes contre les infrastructures russes, les actions militaires américaines contre l’État islamique au Nigeria, et le blocus accru des exportations de pétrole vénézuélien par les États-Unis—modèrent également la pression à la baisse sur le pétrole brut.

Les frappes de drones et de missiles ukrainiens ont ciblé au moins 28 raffineries russes en quatre mois, tandis que six navires ont été touchés en mer Baltique depuis novembre. La Garde côtière américaine a intercepté la semaine dernière le tanker sanctionné Bella 1, le forçant à s’éloigner des eaux vénézuéliennes et dans l’Atlantique. Ces développements limitant l’offre ont posé un plancher sur les prix malgré l’abondance de pétrole brut à l’échelle mondiale.

La force du dollar aggrave la faiblesse de l’énergie

La hausse du dollar à un sommet d’une semaine sur l’indice DXY a exacerbé la baisse du pétrole brut, car un dollar plus fort rend généralement les matières premières libellées en dollars moins attractives pour les acheteurs étrangers. Ce vent contraire technique, combiné à des approvisionnements abondants et à une dynamique d’inventaire mitigée, a créé un environnement où la force en début de séance dans le secteur de l’énergie n’a pas réussi à se maintenir jusqu’à la clôture.

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