Dans un contexte de volatilité du marché bitcoin, MicroStrategy a évité une “dague” lorsque le Nasdaq 100 a décidé de conserver cette société lors du rééquilibrage annoncé le 13 décembre 2025. Cependant, cette sécurité n’est que temporaire. MSCI - un grand fournisseur d’indices - envisage une règle de coupe : exclure toute société dont les actifs en cryptomonnaies dépassent 50 % de l’actif total de ses portefeuilles, avec une décision prévue en janvier 2026.
Lorsqu’un “fonds bitcoin” devient une machine d’entreprise
Depuis que MicroStrategy a rejoint le Nasdaq 100 en décembre dernier, le parcours de l’entreprise a radicalement changé. N’étant plus une entreprise de logiciels traditionnelle, Strategy est désormais devenue un “trésor bitcoin” du monde des affaires. Avec 660 624 BTC détenus - évalués à près de 60 milliards de dollars selon l’estimation actuelle - cette société est devenue plus une équation mathématique qu’une organisation opérationnelle.
Ce volume accumulé ne cesse d’augmenter. Au début décembre, MicroStrategy a acheté 10 624 BTC pour environ 962,7 millions de dollars, poursuivant ainsi sa mission d’accumulation. Avec Bitcoin actuellement échangé à 90,65K $, cette stratégie ne peut qu’agiter les gestionnaires d’indices mondiaux.
Nasdaq 100 passe le test, mais le marché reste prudent
Lors du récent rééquilibrage, six sociétés ont été retirées de l’indice (, notamment Biogen, CDW, GlobalFoundries, Lululemon, ON Semiconductor, Trade Desk), et six nouvelles ont été intégrées (Alnylam Pharmaceuticals, Ferrovial, Insmed, Monolithic Power Systems, Seagate, Western Digital), avec effet au 22 décembre. Mais MicroStrategy reste, ce qui indique que les gestionnaires d’indices de Nasdaq ne considèrent pas encore la “bitcoinisation” de cette société comme un motif d’exclusion.
Cependant, la réaction n’est pas joyeuse. L’action MicroStrategy a chuté de 3,74 % lors de la séance suivant cette décision, et la tendance baissière s’est poursuivie tout au long du mois. Le marché n’approuve clairement pas ce nouveau modèle d’affaires — un modèle où la volatilité du bitcoin pourrait totalement remplacer les éléments traditionnels de l’entreprise.
L’alerte de MSCI : limite de 50 % en actifs crypto
C’est là que la “dague” mord vraiment. MSCI envisage un nouveau critère : toute société dont les actifs en cryptomonnaies dépassent 50 % de la valeur totale de ses actifs pourrait être exclue des grands indices. La décision finale est prévue autour du 15 janvier 2026.
Si MSCI décide d’appliquer cette règle, les conséquences ne seront pas seulement théoriques. JPMorgan a averti que les fonds indiciels passifs pourraient être contraints de vendre pour jusqu’à 2,8 milliards de dollars afin de respecter ces nouveaux critères. Pour MicroStrategy, cela représenterait un choc majeur.
La contre-attaque de Saylor : “nous n’accumulons pas seulement, nous structurons financièrement”
Michael Saylor et le CEO Phong Le n’ont pas mâché leurs mots dans leur réponse. Dans une lettre adressée à MSCI le 10 décembre, ils ont soutenu que MicroStrategy n’est pas un fonds bitcoin passif, mais une organisation financière structurée. La société émet divers instruments financiers — notamment des actions privilégiées — pour financer ses achats de bitcoin.
Ce n’est pas une accumulation sans planification, argumentent-ils. C’est une logique opérationnelle à but précis. Pour prouver cet engagement, MicroStrategy a levé environ 1,44 milliard de dollars — une réserve de sécurité pour apaiser les inquiétudes concernant la capacité à payer des dividendes ou des dettes si le prix des actions continue de baisser.
L’ambition du “crédit numérique” : le pari ultime
Cependant, la lutte ne se limite pas à des papiers techniques. Lors de l’événement Bitcoin MENA à Abu Dhabi, Saylor a décrit une vision plus large : MicroStrategy est un pont entre les indices financiers traditionnels et le trésor numérique. Il a même évoqué le concept de “crédit numérique” — une forme de crédit soutenue par bitcoin, capable de générer des rendements et d’attirer des fonds souverains, des banques et des family offices.
C’est un pari final : convaincre le monde que MicroStrategy n’est pas un accident de marché ou un fonds tenté, mais une entreprise avec une mission et une stratégie financière légitime pour construire des ponts dans le futur.
Cependant, l’écart entre la théorie et la pratique reste immense. L’objectif de Saylor est de créer un modèle capable de survivre à la fois au Nasdaq 100 et à MSCI. Si MSCI vote contre en janvier, tous ces plans seront mis à l’épreuve.
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Lame double pour MicroStrategy : le Nasdaq 100 maintient sa position mais le MSCI lance toujours une enquête
Dans un contexte de volatilité du marché bitcoin, MicroStrategy a évité une “dague” lorsque le Nasdaq 100 a décidé de conserver cette société lors du rééquilibrage annoncé le 13 décembre 2025. Cependant, cette sécurité n’est que temporaire. MSCI - un grand fournisseur d’indices - envisage une règle de coupe : exclure toute société dont les actifs en cryptomonnaies dépassent 50 % de l’actif total de ses portefeuilles, avec une décision prévue en janvier 2026.
Lorsqu’un “fonds bitcoin” devient une machine d’entreprise
Depuis que MicroStrategy a rejoint le Nasdaq 100 en décembre dernier, le parcours de l’entreprise a radicalement changé. N’étant plus une entreprise de logiciels traditionnelle, Strategy est désormais devenue un “trésor bitcoin” du monde des affaires. Avec 660 624 BTC détenus - évalués à près de 60 milliards de dollars selon l’estimation actuelle - cette société est devenue plus une équation mathématique qu’une organisation opérationnelle.
Ce volume accumulé ne cesse d’augmenter. Au début décembre, MicroStrategy a acheté 10 624 BTC pour environ 962,7 millions de dollars, poursuivant ainsi sa mission d’accumulation. Avec Bitcoin actuellement échangé à 90,65K $, cette stratégie ne peut qu’agiter les gestionnaires d’indices mondiaux.
Nasdaq 100 passe le test, mais le marché reste prudent
Lors du récent rééquilibrage, six sociétés ont été retirées de l’indice (, notamment Biogen, CDW, GlobalFoundries, Lululemon, ON Semiconductor, Trade Desk), et six nouvelles ont été intégrées (Alnylam Pharmaceuticals, Ferrovial, Insmed, Monolithic Power Systems, Seagate, Western Digital), avec effet au 22 décembre. Mais MicroStrategy reste, ce qui indique que les gestionnaires d’indices de Nasdaq ne considèrent pas encore la “bitcoinisation” de cette société comme un motif d’exclusion.
Cependant, la réaction n’est pas joyeuse. L’action MicroStrategy a chuté de 3,74 % lors de la séance suivant cette décision, et la tendance baissière s’est poursuivie tout au long du mois. Le marché n’approuve clairement pas ce nouveau modèle d’affaires — un modèle où la volatilité du bitcoin pourrait totalement remplacer les éléments traditionnels de l’entreprise.
L’alerte de MSCI : limite de 50 % en actifs crypto
C’est là que la “dague” mord vraiment. MSCI envisage un nouveau critère : toute société dont les actifs en cryptomonnaies dépassent 50 % de la valeur totale de ses actifs pourrait être exclue des grands indices. La décision finale est prévue autour du 15 janvier 2026.
Si MSCI décide d’appliquer cette règle, les conséquences ne seront pas seulement théoriques. JPMorgan a averti que les fonds indiciels passifs pourraient être contraints de vendre pour jusqu’à 2,8 milliards de dollars afin de respecter ces nouveaux critères. Pour MicroStrategy, cela représenterait un choc majeur.
La contre-attaque de Saylor : “nous n’accumulons pas seulement, nous structurons financièrement”
Michael Saylor et le CEO Phong Le n’ont pas mâché leurs mots dans leur réponse. Dans une lettre adressée à MSCI le 10 décembre, ils ont soutenu que MicroStrategy n’est pas un fonds bitcoin passif, mais une organisation financière structurée. La société émet divers instruments financiers — notamment des actions privilégiées — pour financer ses achats de bitcoin.
Ce n’est pas une accumulation sans planification, argumentent-ils. C’est une logique opérationnelle à but précis. Pour prouver cet engagement, MicroStrategy a levé environ 1,44 milliard de dollars — une réserve de sécurité pour apaiser les inquiétudes concernant la capacité à payer des dividendes ou des dettes si le prix des actions continue de baisser.
L’ambition du “crédit numérique” : le pari ultime
Cependant, la lutte ne se limite pas à des papiers techniques. Lors de l’événement Bitcoin MENA à Abu Dhabi, Saylor a décrit une vision plus large : MicroStrategy est un pont entre les indices financiers traditionnels et le trésor numérique. Il a même évoqué le concept de “crédit numérique” — une forme de crédit soutenue par bitcoin, capable de générer des rendements et d’attirer des fonds souverains, des banques et des family offices.
C’est un pari final : convaincre le monde que MicroStrategy n’est pas un accident de marché ou un fonds tenté, mais une entreprise avec une mission et une stratégie financière légitime pour construire des ponts dans le futur.
Cependant, l’écart entre la théorie et la pratique reste immense. L’objectif de Saylor est de créer un modèle capable de survivre à la fois au Nasdaq 100 et à MSCI. Si MSCI vote contre en janvier, tous ces plans seront mis à l’épreuve.