La bataille juridique de Pump.fun : Quand un "lancement équitable" devient une arnaque

Depuis une plateforme surnommée “Fair Launch” en plein essor, Pump.fun est désormais au centre d’une gigantesque action collective. Avec plus de 15 000 journaux de conversations internes divulgués, cette affaire ne se limite plus à un simple litige mais devient un jugement sur l’ensemble de l’écosystème Solana.

De la chute de valeur aux accusations globales

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le token PUMP a atteint un sommet, mais a perdu 78 % de sa valeur. Le volume de transactions hebdomadaire sur la plateforme a également chuté fortement, passant de 3,3 milliards de dollars à seulement 481 millions de dollars. Une chute qui ne concerne pas seulement la volatilité du marché Meme, mais qui révèle des problèmes plus profonds.

L’histoire commence avec des investisseurs ordinaires. Kendall Carnahan a perdu seulement 231 USD en achetant le token PNUT, mais a décidé de poursuivre en justice. Suivent Diego Aguilar, qui a perdu 242 000 USD lors de transactions de tokens émis sur Pump.fun. Ces deux actions distinctes ont rapidement été fusionnées en une seule action collective.

Accusations principales : un système frauduleux conçu

Le demandeur n’accuse pas Pump.fun d’être simplement une plateforme d’échange ordinaire. Au contraire, il indique que :

Vente de titres non enregistrés : Tous les tokens Meme sur Pump.fun sont en réalité des contrats d’investissement selon le test Howey. Cependant, ils sont vendus publiquement sans aucune inscription auprès de la SEC, en violation de la loi sur les valeurs mobilières de 1933. La plateforme utilise un mécanisme de bonding curve mais ne divulgue pas les risques ou la situation financière du projet.

Opération de casino illégale : Le fait de déposer du SOL pour acheter des tokens revient en substance à parier. Pump.fun joue le rôle de croupier, prélève une commission de 1 % sur chaque transaction, comme un casino en ligne.

Front-running via MEV : Pump.fun a secrètement intégré la technologie MEV de Jito Labs. Cela permet à des acteurs « experts » d’utiliser des « Jito bundles » pour acheter des tokens avant que les transactions des investisseurs ne soient effectuées, puis de revendre immédiatement pour réaliser un profit. C’est une fraude manifeste.

Blanchiment d’argent : Le demandeur accuse Pump.fun d’avoir aidé le groupe de hackers Lazarus Group à blanchir de l’argent sale via l’émission de tokens Meme.

Absence de protection des investisseurs : Pas de KYC, AML ou vérification de l’âge.

Preuves clés : des messages internes révélant la vérité

Un tournant intervient en septembre 2025. Un dénonciateur anonyme fournit à l’avocat du demandeur environ 5 000 journaux de conversations issus des canaux de communication internes de Pump.fun, Solana Labs et Jito Labs. Un mois plus tard, un second lot de documents est fourni, contenant plus de 10 000 autres journaux.

Ces messages seraient des enregistrements de :

  • La coordination technique entre Pump.fun et Solana Labs
  • L’intégration de l’outil MEV de Jito dans le système de trading
  • La façon dont les trois parties « optimisent » le processus de (le demandeur considère que c’est une façon de minimiser la manipulation du marché)
  • La manière dont les acteurs exploitent l’information privilégiée

Le tribunal a accepté la demande de dépôt de « Deuxième amendement de la plainte » pour faire entrer toutes ces preuves dans le dossier. La nouvelle date limite est fixée au 7 janvier 2026.

Connexion entre les trois parties : Solana, Jito et Pump.fun

En juillet, le demandeur a élargi la liste des défendeurs pour inclure Solana Labs, la Solana Foundation, leurs dirigeants, Jito Labs et les responsables de Jito. Il soutient que ces trois entités ne fonctionnent pas indépendamment mais forment une « communauté d’intérêts » étroite. Solana fournit l’infrastructure, Jito fournit l’outil MEV, Pump.fun exploite la plateforme. Résultat : un système qui semble décentralisé mais qui est en réalité manipulé.

En août, le demandeur a déposé une « Déclaration RICO », accusant officiellement tous les défendeurs de constituer une « organisation de racket » et d’opérer un « casino Meme » sous couvert de plateforme « fair launch ».

Questions en suspens

Après près d’un an, l’affaire reste pleine d’incertitudes :

  • Qui est le dénonciateur anonyme ? Un ancien employé ? Un concurrent ? Ou une autorité de régulation ?
  • Que contiennent réellement les 15 000 journaux de conversations ? Des preuves de complicité ou simplement des échanges ordinaires ?
  • Comment la défense va-t-elle répondre ?

Impact sur le marché

Malgré l’ampleur croissante de l’affaire, le marché des cryptomonnaies semble peu concerné. Le prix de Solana reste stable, le token PUMP baisse principalement à cause de l’effondrement de l’histoire Meme. Cependant, les flèches de l’action en justice ont été tirées, et 2026 sera l’année où nous verrons combien d’objectifs seront atteints.

Le fait que Pump.fun soit porté devant la justice ne constitue pas seulement un jugement sur une plateforme d’échange, mais un jugement global sur la notion de « fair launch » et si la décentralisation existe réellement dans le monde des cryptomonnaies ou si ce n’est qu’un mirage soigneusement peint.

SOL5,43%
TOKEN7,24%
PUMP11,1%
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