La dynamique de Nvidia fait débat à Wall Street après la présentation de Vera Rubin
La plateforme Vera Rubin de Nvidia, composée de six nouveaux chips destinés à une production massive cette année, a suscité une division claire parmi les analystes. Alors que certains comme Dan Ives de Wedbush voient un horizon expansif avec une capitalisation potentielle de 6 billions de dollars, d’autres comme Gil Luria de DA Davidson mettent en garde contre des signaux de maturation dans le cycle des centres de données. Jensen Huang a souligné les avancées en intelligence artificielle physique — robotique, véhicules autonomes, informatique périphérique —, mais le marché reste concentré sur la rentabilité des centres de données.
Bulle IA ou réalité du marché ?
Dan Ives rejette catégoriquement l’idée d’une bulle spéculative, en soulignant l’ampleur massive de l’investissement mondial. « Des billions sont investis dans l’IA », a-t-il déclaré dans une interview avec Yahoo Finance Opening Bid. Cette position contraste avec la prudence de Luria, qui observe que Nvidia reflète déjà dans sa valorisation le pic potentiel du marché actuel. L’analyste indique que Jensen Huang positionne déjà la société vers de nouvelles frontières comme la robotique et l’automobile, tout en reconnaissant l’incertitude quant au calendrier de ces opportunités.
AMD et ses concurrents intensifient la pression
L’écosystème de l’IA est loin d’être monopolisé par Nvidia. Lisa Su, PDG d’AMD, a présenté le concept de puissance de calcul « yottaflop » juste après le discours principal, anticipant la prochaine génération de matériel. Malgré le leadership actuel de Nvidia, Ives avertit que le marché sous-estime le potentiel d’AMD pour jouer un rôle important dans l’évolution de l’intelligence artificielle. La concurrence s’intensifie et les prix des actions pourraient ne pas refléter cette dynamique.
Infrastructure : l’élément critique mais risqué
Des entreprises comme CoreWeave et Oracle émergent comme des acteurs périphériques avec des stratégies à haut risque. Luria a attribué une « amélioration réticente » à CoreWeave, mais reste réservé quant au modèle consistant à s’endetter pour augmenter la capacité. Il avertit que cette approche spéculative pourrait nuire aux actionnaires. L’infrastructure derrière les chips est aussi cruciale que les chips eux-mêmes, mais ses constructeurs naviguent dans un territoire volatile.
Les catalyseurs externes que personne n’ignore
Gil Luria identifie dans OpenAI le prochain grand catalyseur. Ses plans de lever 100 milliards de dollars en actions, visant une valorisation entre 750 et 830 milliards d’ici la fin mars, pourraient accélérer considérablement l’investissement dans l’infrastructure IA. Si les fonds affluent, la demande pour les chips Vera Rubin de Nvidia pourrait dépasser les attentes. Mais si le climat de financement se refroidit, les projections pourraient ne pas se réaliser. La prochaine vague d’innovation en IA dépendra autant des décisions externes que des présentations spectaculaires de Jensen Huang.
Le panorama : optimisme tempéré par l’incertitude
Wall Street débat entre deux scénarios : l’un d’expansion sans limites impulsée par un investissement massif, et l’autre de maturation où la spéculation trouve ses limites. Nvidia reste un acteur central, mais son avenir sera déterminé non seulement par la technologie de Jensen Huang, mais aussi par l’évolution de la concurrence, la disponibilité du capital et la capacité de l’écosystème d’infrastructure à soutenir la croissance.
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Jensen Huang présente une vision audacieuse au CES : les GPU Nvidia et ses concurrents peuvent-ils continuer à croître ?
La dynamique de Nvidia fait débat à Wall Street après la présentation de Vera Rubin
La plateforme Vera Rubin de Nvidia, composée de six nouveaux chips destinés à une production massive cette année, a suscité une division claire parmi les analystes. Alors que certains comme Dan Ives de Wedbush voient un horizon expansif avec une capitalisation potentielle de 6 billions de dollars, d’autres comme Gil Luria de DA Davidson mettent en garde contre des signaux de maturation dans le cycle des centres de données. Jensen Huang a souligné les avancées en intelligence artificielle physique — robotique, véhicules autonomes, informatique périphérique —, mais le marché reste concentré sur la rentabilité des centres de données.
Bulle IA ou réalité du marché ?
Dan Ives rejette catégoriquement l’idée d’une bulle spéculative, en soulignant l’ampleur massive de l’investissement mondial. « Des billions sont investis dans l’IA », a-t-il déclaré dans une interview avec Yahoo Finance Opening Bid. Cette position contraste avec la prudence de Luria, qui observe que Nvidia reflète déjà dans sa valorisation le pic potentiel du marché actuel. L’analyste indique que Jensen Huang positionne déjà la société vers de nouvelles frontières comme la robotique et l’automobile, tout en reconnaissant l’incertitude quant au calendrier de ces opportunités.
AMD et ses concurrents intensifient la pression
L’écosystème de l’IA est loin d’être monopolisé par Nvidia. Lisa Su, PDG d’AMD, a présenté le concept de puissance de calcul « yottaflop » juste après le discours principal, anticipant la prochaine génération de matériel. Malgré le leadership actuel de Nvidia, Ives avertit que le marché sous-estime le potentiel d’AMD pour jouer un rôle important dans l’évolution de l’intelligence artificielle. La concurrence s’intensifie et les prix des actions pourraient ne pas refléter cette dynamique.
Infrastructure : l’élément critique mais risqué
Des entreprises comme CoreWeave et Oracle émergent comme des acteurs périphériques avec des stratégies à haut risque. Luria a attribué une « amélioration réticente » à CoreWeave, mais reste réservé quant au modèle consistant à s’endetter pour augmenter la capacité. Il avertit que cette approche spéculative pourrait nuire aux actionnaires. L’infrastructure derrière les chips est aussi cruciale que les chips eux-mêmes, mais ses constructeurs naviguent dans un territoire volatile.
Les catalyseurs externes que personne n’ignore
Gil Luria identifie dans OpenAI le prochain grand catalyseur. Ses plans de lever 100 milliards de dollars en actions, visant une valorisation entre 750 et 830 milliards d’ici la fin mars, pourraient accélérer considérablement l’investissement dans l’infrastructure IA. Si les fonds affluent, la demande pour les chips Vera Rubin de Nvidia pourrait dépasser les attentes. Mais si le climat de financement se refroidit, les projections pourraient ne pas se réaliser. La prochaine vague d’innovation en IA dépendra autant des décisions externes que des présentations spectaculaires de Jensen Huang.
Le panorama : optimisme tempéré par l’incertitude
Wall Street débat entre deux scénarios : l’un d’expansion sans limites impulsée par un investissement massif, et l’autre de maturation où la spéculation trouve ses limites. Nvidia reste un acteur central, mais son avenir sera déterminé non seulement par la technologie de Jensen Huang, mais aussi par l’évolution de la concurrence, la disponibilité du capital et la capacité de l’écosystème d’infrastructure à soutenir la croissance.