La question de la succession du président de la Réserve fédérale a récemment suscité l’attention du marché. La présidence de Powell se termine en mai 2026, mais son mandat en tant que membre du conseil peut être prolongé jusqu’en janvier 2028 — cette configuration à double statut est extrêmement rare dans l’histoire, la dernière occurrence remontant à l’ère d’Eckles après la Seconde Guerre mondiale.



Une telle situation comporte des risques latents. Lors de la formulation de la politique monétaire, si le nouveau président est entouré d’anciens membres jouissant d’une grande réputation et pouvant adopter des positions différentes, cela pourrait affaiblir son autorité, voire provoquer des divergences de politique au sein de la Fed. La pression actuelle exercée sur Powell reflète en partie la volonté de renouveler complètement la direction décisionnelle.

Plusieurs zones à risque existent dans les fondamentaux économiques. Le marché de l’immobilier commercial, la dette privée, la dette de cartes de crédit et la qualité des actifs des petites et moyennes banques pourraient déjà approcher des seuils d’alerte. Dans un environnement de taux d’intérêt élevés à long terme, la capacité de certains segments clés de la liquidité à soutenir l’économie reste incertaine. Certains analystes pensent que la direction pourrait détenir une vision plus pessimiste de la situation économique que les données publiques, et serait pressée de pousser la Fed à réduire immédiatement ses taux, à suspendre la réduction de son bilan, voire à envisager un relancement de l’assouplissement quantitatif pour stabiliser l’économie.

Cependant, d’un point de vue de gestion des données, lancer une baisse massive des taux avant que les indicateurs économiques officiels ne montrent une détérioration significative soulève des questions de conformité. En réalité, le différend entre les deux camps réside essentiellement dans leur évaluation des risques — l’un préférant la prévention anticipée, l’autre s’en tenant à un cadre décisionnel basé sur les données.

Quoi qu’il en soit, le mécanisme d’indépendance de la Fed a été considérablement affecté. Si la politique monétaire devient trop influencée par des facteurs politiques, la confiance du marché dans le cadre institutionnel pourrait s’éroder, entraînant une hausse des prix des actifs refuges. La récente hausse continue de l’or reflète en partie cette inquiétude quant à la stabilité des politiques. Sur le long terme, le affaiblissement de l’indépendance des banques centrales pourrait causer des dommages structurels à la confiance du marché, ce qui mérite l’attention de tous les acteurs de l’allocation d’actifs.
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