Les récents trilogies de baisses de taux de la Réserve fédérale n’ont pas permis de forger un consensus parmi les décideurs, révélant une institution fracturée aux prises avec des priorités économiques conflictuelles. Selon les commentaires récents d’observateurs de la politique monétaire, la banque centrale navigue sur un terrain dangereux alors que les responsables restent fortement divisés sur la question de savoir si la stabilité des prix ou la préservation de l’emploi doit primer.
Une maison divisée face à des pressions concurrentes
Les déclarations récentes des responsables de la Réserve fédérale soulignent l’étendue du désaccord interne. Le comité doit faire face à un dilemme peu enviable qui a caractérisé peu de moments de l’histoire économique récente — des pressions inflationnistes persistantes coexistent avec un marché du travail en faiblesse. Cette tension a généré ce que les analystes décrivent comme une résistance inhabituelle à une nouvelle accommodation monétaire, plusieurs responsables signalant leur réticence à poursuivre la trajectoire actuelle de baisse des taux.
L’influence du président de la Fed, Jerome Powell, sur la direction de la politique est devenue particulièrement marquée compte tenu de ces divisions. Avec la fin de son mandat en mai de l’année prochaine, Powell supervisera seulement trois réunions supplémentaires de fixation des taux, rendant chaque décision cruciale pour la crédibilité de l’institution et la perspective économique plus large.
Le spectre de la stagflation plane
La situation actuelle fait écho à un parallèle historique préoccupant. Lors de l’épisode de stagflation des années 1970, la Réserve fédérale a été confrontée à un dilemme analogue entre lutter contre l’inflation et soutenir l’emploi. La réponse politique de cette époque — caractérisée par des périodes alternantes de resserrement et d’assouplissement — a permis aux attentes inflationnistes de s’ancrer profondément dans l’économie, prolongeant la période d’ajustement douloureuse.
Jonathan Pingle, économiste en chef pour les États-Unis chez UBS, a apporté une perspective aiguë sur le défi actuel : « À mesure que les taux approchent des niveaux neutres, à chaque baisse de taux, vous perdez le soutien de plus en plus de participants, et vous avez besoin de données pour motiver ces participants à rejoindre la majorité afin d’obtenir une baisse de taux. » Cette observation capture la réalité mathématique de la construction du consensus lorsque l’espace de politique se réduit.
Quelles sont les prochaines étapes
Le chemin à venir pour la Réserve fédérale reste obscurci par l’incertitude. La convergence des pressions sur les prix avec la faiblesse du marché du travail laisse peu de marge d’erreur, tandis que les désaccords internes suggèrent que les futures mesures de politique dépendront de plus en plus des données économiques entrantes plutôt que de trajectoires prédéfinies. La capacité de la Fed à naviguer entre le Scylla de la réaccélération de l’inflation et la Charybde de la récession demeure la question déterminante pour les marchés financiers et l’économie réelle.
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
Divisions internes à la Réserve fédérale : trois baisses de taux consécutives signalent une incertitude croissante de la politique
Les récents trilogies de baisses de taux de la Réserve fédérale n’ont pas permis de forger un consensus parmi les décideurs, révélant une institution fracturée aux prises avec des priorités économiques conflictuelles. Selon les commentaires récents d’observateurs de la politique monétaire, la banque centrale navigue sur un terrain dangereux alors que les responsables restent fortement divisés sur la question de savoir si la stabilité des prix ou la préservation de l’emploi doit primer.
Une maison divisée face à des pressions concurrentes
Les déclarations récentes des responsables de la Réserve fédérale soulignent l’étendue du désaccord interne. Le comité doit faire face à un dilemme peu enviable qui a caractérisé peu de moments de l’histoire économique récente — des pressions inflationnistes persistantes coexistent avec un marché du travail en faiblesse. Cette tension a généré ce que les analystes décrivent comme une résistance inhabituelle à une nouvelle accommodation monétaire, plusieurs responsables signalant leur réticence à poursuivre la trajectoire actuelle de baisse des taux.
L’influence du président de la Fed, Jerome Powell, sur la direction de la politique est devenue particulièrement marquée compte tenu de ces divisions. Avec la fin de son mandat en mai de l’année prochaine, Powell supervisera seulement trois réunions supplémentaires de fixation des taux, rendant chaque décision cruciale pour la crédibilité de l’institution et la perspective économique plus large.
Le spectre de la stagflation plane
La situation actuelle fait écho à un parallèle historique préoccupant. Lors de l’épisode de stagflation des années 1970, la Réserve fédérale a été confrontée à un dilemme analogue entre lutter contre l’inflation et soutenir l’emploi. La réponse politique de cette époque — caractérisée par des périodes alternantes de resserrement et d’assouplissement — a permis aux attentes inflationnistes de s’ancrer profondément dans l’économie, prolongeant la période d’ajustement douloureuse.
Jonathan Pingle, économiste en chef pour les États-Unis chez UBS, a apporté une perspective aiguë sur le défi actuel : « À mesure que les taux approchent des niveaux neutres, à chaque baisse de taux, vous perdez le soutien de plus en plus de participants, et vous avez besoin de données pour motiver ces participants à rejoindre la majorité afin d’obtenir une baisse de taux. » Cette observation capture la réalité mathématique de la construction du consensus lorsque l’espace de politique se réduit.
Quelles sont les prochaines étapes
Le chemin à venir pour la Réserve fédérale reste obscurci par l’incertitude. La convergence des pressions sur les prix avec la faiblesse du marché du travail laisse peu de marge d’erreur, tandis que les désaccords internes suggèrent que les futures mesures de politique dépendront de plus en plus des données économiques entrantes plutôt que de trajectoires prédéfinies. La capacité de la Fed à naviguer entre le Scylla de la réaccélération de l’inflation et la Charybde de la récession demeure la question déterminante pour les marchés financiers et l’économie réelle.