Depuis le pic à 126 080 dollars jusqu’à 91 362 dollars, la baisse de 30 % du Bitcoin à la fin de 2025 a suscité une question centrale sur le marché : la logique du Bitcoin en tant qu’outil de couverture contre la “dépréciation” est-elle toujours valable ? En 2026, plusieurs institutions ont donné leur avis.
Qu’est-ce que la “dépréciation” et pourquoi est-elle liée au Bitcoin
La logique centrale de la “dépréciation” est simple : lorsque la dette publique s’étend et que l’offre de monnaie augmente, le pouvoir d’achat de la monnaie fiduciaire diminue, et les investisseurs doivent se positionner sur des actifs rares pour se couvrir contre ce risque. Le Bitcoin, avec une limite d’approvisionnement fixée à 21 millions d’unités et une liquidité mondiale, devient une cible idéale pour cette stratégie.
2025 est une année typique pour cette logique. Dans un contexte d’augmentation du déficit fiscal et de croissance de l’offre de monnaie, l’or a atteint des sommets historiques, et le Bitcoin a été considéré comme un actif de couverture similaire. Mais au quatrième trimestre, le marché des cryptos a connu une forte correction : le Bitcoin a reculé de près de 30 % depuis son sommet d’octobre, ce qui a suscité des doutes sur la validité de cette logique.
Perspectives des institutions : la volatilité à court terme ne remet pas en cause la logique à long terme
L’essentiel est que plusieurs institutions estiment que cette correction à court terme ne signifie pas la fin de la tendance.
Selon Eric Balchunas, analyste senior ETF chez Bloomberg, la dépréciation est une stratégie à long terme qui dépend beaucoup de la patience, et la volatilité à court terme ne modifie pas sa logique fondamentale. Il pense qu’avec la poursuite de l’expansion de la dette publique et de la liquidité, cette stratégie reste pertinente.
Dilin Wu, analyste chez Pepperstone, explique cette correction par les attentes d’inflation. Elle indique qu’à la fin de 2025, la faiblesse du Bitcoin ressemble davantage à une phase de détente des anticipations d’inflation qu’à une inversion fondamentale. Plus important encore, après l’approbation en 2024 d’un ETF Bitcoin spot aux États-Unis, de plus en plus de fonds à long terme entrent sur le marché, faisant passer le Bitcoin d’un actif spéculatif à haute volatilité à un actif de couverture structurelle.
Les moteurs clés pour 2026 : politiques, dette et allocation institutionnelle
En 2026, la capacité du Bitcoin à relancer la “dépréciation” dépendra de la convergence de trois facteurs :
Facteur de moteur
Situation actuelle
Prévision pour 2026
Orientation politique
Arrivée de l’administration Trump
Probablement une politique fiscale et monétaire accommodante
Environnement de liquidité
2025 : resserrement
La Fed pourrait adopter une posture dovish
Allocation institutionnelle
Augmentation continue des fonds à long terme
La demande de couverture structurelle augmente
Expansion de la dette
Croissance continue
Probablement une poursuite de l’expansion
Greg Magadini, responsable des dérivés chez Amberdata, pense que si la Fed adopte une posture dovish, la liquidité s’améliorera et relancera la “dépréciation”, le Bitcoin pouvant devenir l’un des principaux bénéficiaires. Plusieurs analystes anticipent que l’administration Trump en 2026 favorisera une politique fiscale et monétaire plus souple pour stabiliser l’économie avant les élections de mi-mandat.
Des changements structurels en cours
Il est important de noter que la structure du marché du Bitcoin évolue. L’approbation en 2024 d’un ETF Bitcoin spot a attiré de nombreux fonds institutionnels à long terme. Cela signifie que le Bitcoin passe d’un actif purement spéculatif à un outil de couverture dans la gestion de portefeuille. Même en cas de fluctuations à court terme, la demande pour une allocation à long terme demeure.
En résumé
La question de savoir si le Bitcoin pourra relancer la “dépréciation” en 2026 n’a pas de réponse simple par oui ou non. Selon les institutions, cela dépend de la convergence de la croissance de la dette, de l’orientation politique et de l’allocation institutionnelle. La perspective d’une dépréciation à long terme de la monnaie fiduciaire n’étant pas remise en cause, le récit du Bitcoin en tant que “or numérique” reste fondé pour une relance. La baisse de 30 % à court terme pourrait n’être qu’un ajustement dans cette longue bataille, le véritable défi étant l’évolution du contexte politique.
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La "vente à découvert" sur Bitcoin reprendra-t-elle en 2026 ? Les institutions donnent leur réponse
Depuis le pic à 126 080 dollars jusqu’à 91 362 dollars, la baisse de 30 % du Bitcoin à la fin de 2025 a suscité une question centrale sur le marché : la logique du Bitcoin en tant qu’outil de couverture contre la “dépréciation” est-elle toujours valable ? En 2026, plusieurs institutions ont donné leur avis.
Qu’est-ce que la “dépréciation” et pourquoi est-elle liée au Bitcoin
La logique centrale de la “dépréciation” est simple : lorsque la dette publique s’étend et que l’offre de monnaie augmente, le pouvoir d’achat de la monnaie fiduciaire diminue, et les investisseurs doivent se positionner sur des actifs rares pour se couvrir contre ce risque. Le Bitcoin, avec une limite d’approvisionnement fixée à 21 millions d’unités et une liquidité mondiale, devient une cible idéale pour cette stratégie.
2025 est une année typique pour cette logique. Dans un contexte d’augmentation du déficit fiscal et de croissance de l’offre de monnaie, l’or a atteint des sommets historiques, et le Bitcoin a été considéré comme un actif de couverture similaire. Mais au quatrième trimestre, le marché des cryptos a connu une forte correction : le Bitcoin a reculé de près de 30 % depuis son sommet d’octobre, ce qui a suscité des doutes sur la validité de cette logique.
Perspectives des institutions : la volatilité à court terme ne remet pas en cause la logique à long terme
L’essentiel est que plusieurs institutions estiment que cette correction à court terme ne signifie pas la fin de la tendance.
Selon Eric Balchunas, analyste senior ETF chez Bloomberg, la dépréciation est une stratégie à long terme qui dépend beaucoup de la patience, et la volatilité à court terme ne modifie pas sa logique fondamentale. Il pense qu’avec la poursuite de l’expansion de la dette publique et de la liquidité, cette stratégie reste pertinente.
Dilin Wu, analyste chez Pepperstone, explique cette correction par les attentes d’inflation. Elle indique qu’à la fin de 2025, la faiblesse du Bitcoin ressemble davantage à une phase de détente des anticipations d’inflation qu’à une inversion fondamentale. Plus important encore, après l’approbation en 2024 d’un ETF Bitcoin spot aux États-Unis, de plus en plus de fonds à long terme entrent sur le marché, faisant passer le Bitcoin d’un actif spéculatif à haute volatilité à un actif de couverture structurelle.
Les moteurs clés pour 2026 : politiques, dette et allocation institutionnelle
En 2026, la capacité du Bitcoin à relancer la “dépréciation” dépendra de la convergence de trois facteurs :
Greg Magadini, responsable des dérivés chez Amberdata, pense que si la Fed adopte une posture dovish, la liquidité s’améliorera et relancera la “dépréciation”, le Bitcoin pouvant devenir l’un des principaux bénéficiaires. Plusieurs analystes anticipent que l’administration Trump en 2026 favorisera une politique fiscale et monétaire plus souple pour stabiliser l’économie avant les élections de mi-mandat.
Des changements structurels en cours
Il est important de noter que la structure du marché du Bitcoin évolue. L’approbation en 2024 d’un ETF Bitcoin spot a attiré de nombreux fonds institutionnels à long terme. Cela signifie que le Bitcoin passe d’un actif purement spéculatif à un outil de couverture dans la gestion de portefeuille. Même en cas de fluctuations à court terme, la demande pour une allocation à long terme demeure.
En résumé
La question de savoir si le Bitcoin pourra relancer la “dépréciation” en 2026 n’a pas de réponse simple par oui ou non. Selon les institutions, cela dépend de la convergence de la croissance de la dette, de l’orientation politique et de l’allocation institutionnelle. La perspective d’une dépréciation à long terme de la monnaie fiduciaire n’étant pas remise en cause, le récit du Bitcoin en tant que “or numérique” reste fondé pour une relance. La baisse de 30 % à court terme pourrait n’être qu’un ajustement dans cette longue bataille, le véritable défi étant l’évolution du contexte politique.