Vitalik récemment publié un article soulignant la crise actuelle des stablecoins dans l’industrie cryptographique, en exposant trois problèmes concrets qui révèlent les véritables points faibles du secteur. Il ne s’agit pas d’une critique technique, mais d’une réflexion approfondie sur la direction de la construction de l’infrastructure écologique. Les stablecoins devraient être la pierre angulaire de la finance cryptographique, mais les solutions actuelles restent loin d’être idéales.
Trois problèmes fondamentaux des stablecoins
Les trois questions évoquées par Vitalik touchent directement aux enjeux clés des stablecoins décentralisés actuels :
Problème 1 : Suivi d’indice dépendant du dollar
Aujourd’hui, presque tous les stablecoins principaux (USDC, USDT, etc.) sont indexés sur le prix du dollar, ce qui semble raisonnable, mais cache une impasse stratégique.
Selon Vitalik, la résistance nationale devrait être l’un des objectifs ultimes d’un système décentralisé — c’est-à-dire ne dépendre d’aucune monnaie nationale. Bien que le dollar soit stable, si la politique américaine change ou si le dollar subit une inflation, tout le système de stablecoins cryptographiques sera entraîné dans cette dynamique. Il s’agit d’un risque systémique, et non d’un problème isolé.
La solution idéale serait de suivre un indice transcendant une seule nation — par exemple un panier de marchandises, un indice algorithmique, ou un mécanisme de tarification entièrement décentralisé. Mais la difficulté réside dans la manière de garantir que cet indice soit suffisamment stable, équitable et reconnu par le marché.
Problème 2 : Contrôle des oracles par de gros capitaux
C’est le risque le plus insidieux dans la conception des stablecoins. Les stablecoins décentralisés nécessitent des oracles pour obtenir des prix réels, mais si ces oracles peuvent être achetés par de gros capitaux, tout le système perd son caractère décentralisé.
Vitalik met en évidence une chaîne logique claire : si un oracle n’est pas suffisamment sécurisé, le protocole doit compenser en extrayant une valeur élevée pour dissuader les attaques, ce qui finit par faire dépasser le coût d’attaque la valeur de marché du protocole. Cela signifie que le protocole doit soit facturer constamment ses utilisateurs, soit risquer d’être attaqué. C’est un dilemme.
En d’autres termes, la sécurité des oracles détermine directement la structure de coûts des stablecoins. À ce jour, aucune solution d’oracle à la fois décentralisée, suffisamment sécurisée et peu coûteuse n’a été trouvée.
Problème 3 : La compétition sur le rendement
Ce problème est le plus évident et aussi le plus souvent négligé. Pour attirer des fonds, un stablecoin doit offrir un rendement compétitif. Mais actuellement, le rendement des stablecoins est généralement inférieur de plusieurs points de pourcentage à celui du staking.
En résumé : pourquoi détenir un stablecoin pour gagner 2 %, alors qu’on pourrait staker de l’ETH pour 5 % ? D’un point de vue de recherche de profit, la décision rationnelle serait la seconde. Sur le long terme, cela rendra difficile d’attirer une liquidité suffisante.
De plus, il n’existe pas de solution technique simple à ce problème. Augmenter le rendement nécessite un soutien accru par la valeur du protocole, ce qui augmente aussi le risque systémique. C’est une contradiction fondamentale dans la conception des stablecoins.
Situation actuelle et orientations futures
Selon les informations disponibles, le secteur des stablecoins continue d’explorer diverses pistes. La société Rain a récemment levé 2,5 milliards de dollars avec une valorisation de 19,5 milliards de dollars, ce qui montre que le capital reste confiant dans cette voie. Mais il reste à voir si ces nouveaux projets pourront résoudre les trois problèmes soulevés par Vitalik.
L’action de l’adresse associée à Vitalik, qui a déposé 330 ETH sur Paxos, indique également l’attention portée par l’écosystème Ethereum à l’infrastructure des stablecoins. Paxos étant l’un des principaux émetteurs de stablecoins, cela pourrait refléter une certaine attitude vis-à-vis des solutions existantes.
Conclusion
Les trois questions soulevées par Vitalik reflètent essentiellement une contradiction centrale : les stablecoins doivent soit opter pour la centralisation pour plus d’efficacité, soit rester décentralisés en acceptant une complexité et des coûts accrus.
Le choix dominant actuellement sur le marché est le premier — USDC, USDT, bien qu’ils comportent des risques de centralisation, sont suffisamment stables et pratiques. Les véritables solutions décentralisées sont encore en phase d’exploration, nécessitant des avancées dans le suivi d’indice, la sécurité des oracles et la compétition sur le rendement.
Ce problème ne sera pas résolu à court terme, mais il constitue une direction essentielle à suivre dans la construction de l’infrastructure financière cryptographique.
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Vitalik identifie les trois principaux problèmes des stablecoins : pourquoi le chemin vers la décentralisation est-il si difficile
Vitalik récemment publié un article soulignant la crise actuelle des stablecoins dans l’industrie cryptographique, en exposant trois problèmes concrets qui révèlent les véritables points faibles du secteur. Il ne s’agit pas d’une critique technique, mais d’une réflexion approfondie sur la direction de la construction de l’infrastructure écologique. Les stablecoins devraient être la pierre angulaire de la finance cryptographique, mais les solutions actuelles restent loin d’être idéales.
Trois problèmes fondamentaux des stablecoins
Les trois questions évoquées par Vitalik touchent directement aux enjeux clés des stablecoins décentralisés actuels :
Problème 1 : Suivi d’indice dépendant du dollar
Aujourd’hui, presque tous les stablecoins principaux (USDC, USDT, etc.) sont indexés sur le prix du dollar, ce qui semble raisonnable, mais cache une impasse stratégique.
Selon Vitalik, la résistance nationale devrait être l’un des objectifs ultimes d’un système décentralisé — c’est-à-dire ne dépendre d’aucune monnaie nationale. Bien que le dollar soit stable, si la politique américaine change ou si le dollar subit une inflation, tout le système de stablecoins cryptographiques sera entraîné dans cette dynamique. Il s’agit d’un risque systémique, et non d’un problème isolé.
La solution idéale serait de suivre un indice transcendant une seule nation — par exemple un panier de marchandises, un indice algorithmique, ou un mécanisme de tarification entièrement décentralisé. Mais la difficulté réside dans la manière de garantir que cet indice soit suffisamment stable, équitable et reconnu par le marché.
Problème 2 : Contrôle des oracles par de gros capitaux
C’est le risque le plus insidieux dans la conception des stablecoins. Les stablecoins décentralisés nécessitent des oracles pour obtenir des prix réels, mais si ces oracles peuvent être achetés par de gros capitaux, tout le système perd son caractère décentralisé.
Vitalik met en évidence une chaîne logique claire : si un oracle n’est pas suffisamment sécurisé, le protocole doit compenser en extrayant une valeur élevée pour dissuader les attaques, ce qui finit par faire dépasser le coût d’attaque la valeur de marché du protocole. Cela signifie que le protocole doit soit facturer constamment ses utilisateurs, soit risquer d’être attaqué. C’est un dilemme.
En d’autres termes, la sécurité des oracles détermine directement la structure de coûts des stablecoins. À ce jour, aucune solution d’oracle à la fois décentralisée, suffisamment sécurisée et peu coûteuse n’a été trouvée.
Problème 3 : La compétition sur le rendement
Ce problème est le plus évident et aussi le plus souvent négligé. Pour attirer des fonds, un stablecoin doit offrir un rendement compétitif. Mais actuellement, le rendement des stablecoins est généralement inférieur de plusieurs points de pourcentage à celui du staking.
En résumé : pourquoi détenir un stablecoin pour gagner 2 %, alors qu’on pourrait staker de l’ETH pour 5 % ? D’un point de vue de recherche de profit, la décision rationnelle serait la seconde. Sur le long terme, cela rendra difficile d’attirer une liquidité suffisante.
De plus, il n’existe pas de solution technique simple à ce problème. Augmenter le rendement nécessite un soutien accru par la valeur du protocole, ce qui augmente aussi le risque systémique. C’est une contradiction fondamentale dans la conception des stablecoins.
Situation actuelle et orientations futures
Selon les informations disponibles, le secteur des stablecoins continue d’explorer diverses pistes. La société Rain a récemment levé 2,5 milliards de dollars avec une valorisation de 19,5 milliards de dollars, ce qui montre que le capital reste confiant dans cette voie. Mais il reste à voir si ces nouveaux projets pourront résoudre les trois problèmes soulevés par Vitalik.
L’action de l’adresse associée à Vitalik, qui a déposé 330 ETH sur Paxos, indique également l’attention portée par l’écosystème Ethereum à l’infrastructure des stablecoins. Paxos étant l’un des principaux émetteurs de stablecoins, cela pourrait refléter une certaine attitude vis-à-vis des solutions existantes.
Conclusion
Les trois questions soulevées par Vitalik reflètent essentiellement une contradiction centrale : les stablecoins doivent soit opter pour la centralisation pour plus d’efficacité, soit rester décentralisés en acceptant une complexité et des coûts accrus.
Le choix dominant actuellement sur le marché est le premier — USDC, USDT, bien qu’ils comportent des risques de centralisation, sont suffisamment stables et pratiques. Les véritables solutions décentralisées sont encore en phase d’exploration, nécessitant des avancées dans le suivi d’indice, la sécurité des oracles et la compétition sur le rendement.
Ce problème ne sera pas résolu à court terme, mais il constitue une direction essentielle à suivre dans la construction de l’infrastructure financière cryptographique.