Source : Coindoo
Titre Original : US Declares Emergency to Control Venezuelan Oil Income
Lien Original :
La Maison Blanche pose les bases légales pour contrôler la gestion des revenus pétroliers vénézuéliens bien avant qu’ils n’atteignent les marchés mondiaux, indiquant que les recettes énergétiques seront traitées comme un instrument stratégique plutôt que comme un revenu ordinaire de l’État.
Ce week-end, le président Donald Trump a invoqué des pouvoirs d’urgence pour créer un bouclier juridique autour des futurs revenus issus des exportations de pétrole vénézuélien qui transitent par les États-Unis. Cette mesure place effectivement ces fonds hors de portée des créanciers, des gouvernements étrangers et des tribunaux, empêchant toute réclamation concurrente avant même qu’elle ne puisse émerger.
Points Clés
Les États-Unis ont agi pour protéger légalement les revenus pétroliers vénézuéliens contre les créanciers en invoquant des pouvoirs d’urgence
Les recettes pétrolières seront traitées comme un actif stratégique, Washington contrôlant l’accès et le calendrier des fonds
La mesure met de côté les revendications de dettes et retarde les négociations de restructuration
Les objectifs de la politique étrangère américaine façonnent désormais directement la gestion des revenus pétroliers du Venezuela
Au lieu de se concentrer sur les sanctions ou les interdictions d’exportation, l’administration cible le point final financier des ventes de pétrole — où l’argent arrive, qui peut y toucher, et qui ne peut pas. Selon la nouvelle directive, les revenus déposés sur des comptes contrôlés par le Trésor américain sont protégés contre la saisie, malgré l’ampleur des dettes impayées du Venezuela.
Transformer les revenus pétroliers en un actif contrôlé
Les responsables décrivent cette mesure comme un moyen de préserver une influence lors d’une transition politique fragile au Venezuela, suite au départ de Nicolás Maduro. En isolant les revenus pétroliers, Washington s’assure que les recettes futures issues des exportations ne puissent pas être détournées par des détenteurs d’obligations ou des litigeurs cherchant à recouvrer des années de défauts.
Bien que ces fonds soient officiellement reconnus comme appartenant au Venezuela, les États-Unis en conservent la garde et le contrôle quant à leur utilisation. Cette distinction permet à Washington de décider quand et comment l’argent est déployé, positionnant les revenus pétroliers comme un outil de politique plutôt que comme une source automatique de financement de l’État.
Trump a déjà indiqué que les premières ventes de pétrole pourraient concerner des dizaines de millions de barils, visant à réduire les stocks tout en relançant les exportations sous une surveillance stricte. L’administration a présenté ces ventes comme bénéfiques à la fois pour les Vénézuéliens et pour les intérêts américains, bien qu’elle n’ait pas encore précisé de plans d’allocation spécifiques.
Bloquer les créanciers avant le début des négociations
La crise de la dette de longue date du Venezuela l’a rendu vulnérable à des actions juridiques agressives, avec des créanciers du monde entier cherchant des moyens de saisir des actifs liés à la production pétrolière. En déclarant une urgence nationale spécifiquement liée aux revenus pétroliers, les États-Unis ferment préventivement l’un des points de pression les plus évidents.
La Maison Blanche a averti que permettre des revendications sur ces fonds compromettrait les objectifs géopolitiques plus larges et risquerait de canaliser l’argent vers des acteurs hostiles ou des réseaux déstabilisateurs. En effet, l’ordre privilégie la containment stratégique plutôt que les mécanismes traditionnels de résolution de dettes.
Cette approche retarde également toute négociation de restructuration significative. Les créanciers se retrouvent sans accès à une source de revenus cruciale, renforçant la position de Washington pour déterminer le calendrier et les modalités d’un éventuel règlement futur.
Convergence de l’énergie, de la finance et de la politique étrangère
La directive souligne un changement dans la manière dont les États-Unis perçoivent le pétrole vénézuélien : non plus simplement comme une marchandise à vendre, mais comme un levier dans un cadre géopolitique plus large. Le contrôle des flux de revenus s’ajoute désormais aux sanctions, à la diplomatie et aux garanties de sécurité dans le cadre d’une stratégie unifiée.
Plutôt que d’annoncer la durée de cet arrangement, l’administration a laissé entendre que la supervision pourrait rester en place indéfiniment, renforçant l’idée que le secteur pétrolier du Venezuela fonctionnera selon des règles exceptionnelles pour un avenir proche.
Ce faisant, Washington a effectivement transformé les revenus pétroliers en un actif géré selon des priorités de politique étrangère, marquant une rupture avec les modèles traditionnels de relance post-crise et préparant le terrain pour une influence prolongée des États-Unis sur la ressource la plus précieuse du Venezuela.
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
14 J'aime
Récompense
14
5
Reposter
Partager
Commentaire
0/400
TokenRationEater
· Il y a 19h
Encore cette histoire ? Les États-Unis surveillent constamment les réserves de pétrole des autres, alors qu'ils sont eux-mêmes indépendants en énergie, ils ne peuvent pas rester inactifs, c'est vraiment absurde.
Voir l'originalRépondre0
MainnetDelayedAgain
· 01-12 02:14
Selon la base de données, la manœuvre de "contrôle d'urgence" de l'empire américain a repris... Combien de jours se sont écoulés depuis la dernière mesure similaire, n'hésitez pas à ajouter des données
Voir l'originalRépondre0
PrivacyMaximalist
· 01-10 19:46
Encore cette histoire ? La vieille manœuvre des États-Unis pour contrôler les ressources d'autres pays, déguisée en "état d'urgence"... c'est vraiment ironique
Voir l'originalRépondre0
NewDAOdreamer
· 01-10 19:44
Encore une fois, c'est l'empire américain qui intervient, ils prennent vraiment les revenus pétroliers du Venezuela comme enjeu... Ce genre de manœuvre, on en a déjà assez vu.
Voir l'originalRépondre0
FOMOSapien
· 01-10 19:23
Les méthodes de l'empire américain sont vraiment astucieuses, ils bloquent d'abord la gorge avant même d'obtenir quoi que ce soit, en quoi cela diffère-t-il d'un vol ?
Les États-Unis déclarent l'état d'urgence pour contrôler les revenus pétroliers vénézuéliens
Source : Coindoo Titre Original : US Declares Emergency to Control Venezuelan Oil Income Lien Original :
La Maison Blanche pose les bases légales pour contrôler la gestion des revenus pétroliers vénézuéliens bien avant qu’ils n’atteignent les marchés mondiaux, indiquant que les recettes énergétiques seront traitées comme un instrument stratégique plutôt que comme un revenu ordinaire de l’État.
Ce week-end, le président Donald Trump a invoqué des pouvoirs d’urgence pour créer un bouclier juridique autour des futurs revenus issus des exportations de pétrole vénézuélien qui transitent par les États-Unis. Cette mesure place effectivement ces fonds hors de portée des créanciers, des gouvernements étrangers et des tribunaux, empêchant toute réclamation concurrente avant même qu’elle ne puisse émerger.
Points Clés
Au lieu de se concentrer sur les sanctions ou les interdictions d’exportation, l’administration cible le point final financier des ventes de pétrole — où l’argent arrive, qui peut y toucher, et qui ne peut pas. Selon la nouvelle directive, les revenus déposés sur des comptes contrôlés par le Trésor américain sont protégés contre la saisie, malgré l’ampleur des dettes impayées du Venezuela.
Transformer les revenus pétroliers en un actif contrôlé
Les responsables décrivent cette mesure comme un moyen de préserver une influence lors d’une transition politique fragile au Venezuela, suite au départ de Nicolás Maduro. En isolant les revenus pétroliers, Washington s’assure que les recettes futures issues des exportations ne puissent pas être détournées par des détenteurs d’obligations ou des litigeurs cherchant à recouvrer des années de défauts.
Bien que ces fonds soient officiellement reconnus comme appartenant au Venezuela, les États-Unis en conservent la garde et le contrôle quant à leur utilisation. Cette distinction permet à Washington de décider quand et comment l’argent est déployé, positionnant les revenus pétroliers comme un outil de politique plutôt que comme une source automatique de financement de l’État.
Trump a déjà indiqué que les premières ventes de pétrole pourraient concerner des dizaines de millions de barils, visant à réduire les stocks tout en relançant les exportations sous une surveillance stricte. L’administration a présenté ces ventes comme bénéfiques à la fois pour les Vénézuéliens et pour les intérêts américains, bien qu’elle n’ait pas encore précisé de plans d’allocation spécifiques.
Bloquer les créanciers avant le début des négociations
La crise de la dette de longue date du Venezuela l’a rendu vulnérable à des actions juridiques agressives, avec des créanciers du monde entier cherchant des moyens de saisir des actifs liés à la production pétrolière. En déclarant une urgence nationale spécifiquement liée aux revenus pétroliers, les États-Unis ferment préventivement l’un des points de pression les plus évidents.
La Maison Blanche a averti que permettre des revendications sur ces fonds compromettrait les objectifs géopolitiques plus larges et risquerait de canaliser l’argent vers des acteurs hostiles ou des réseaux déstabilisateurs. En effet, l’ordre privilégie la containment stratégique plutôt que les mécanismes traditionnels de résolution de dettes.
Cette approche retarde également toute négociation de restructuration significative. Les créanciers se retrouvent sans accès à une source de revenus cruciale, renforçant la position de Washington pour déterminer le calendrier et les modalités d’un éventuel règlement futur.
Convergence de l’énergie, de la finance et de la politique étrangère
La directive souligne un changement dans la manière dont les États-Unis perçoivent le pétrole vénézuélien : non plus simplement comme une marchandise à vendre, mais comme un levier dans un cadre géopolitique plus large. Le contrôle des flux de revenus s’ajoute désormais aux sanctions, à la diplomatie et aux garanties de sécurité dans le cadre d’une stratégie unifiée.
Plutôt que d’annoncer la durée de cet arrangement, l’administration a laissé entendre que la supervision pourrait rester en place indéfiniment, renforçant l’idée que le secteur pétrolier du Venezuela fonctionnera selon des règles exceptionnelles pour un avenir proche.
Ce faisant, Washington a effectivement transformé les revenus pétroliers en un actif géré selon des priorités de politique étrangère, marquant une rupture avec les modèles traditionnels de relance post-crise et préparant le terrain pour une influence prolongée des États-Unis sur la ressource la plus précieuse du Venezuela.