Source : Coindoo
Titre Original : L’or progresse à la hausse alors que la demande des banques centrales redéfinit le marché
Lien Original :
L’or ne se négocie plus comme un actif ayant simplement bénéficié d’un choc macroéconomique ponctuel. Au contraire, il se comporte comme un marché ayant subi une réévaluation structurelle, alimentée par une demande soutenue du secteur officiel et renforcée par un regain de momentum haussier sur les graphiques.
Plutôt que de stagner dans une fourchette étroite, l’or a passé les dernières semaines à digérer ses gains avant de repartir à la hausse. Les retracements ont été peu profonds, la volatilité est restée élevée, et le prix a constamment maintenu au-dessus des zones de support clés. Ce comportement est caractéristique d’une continuation de tendance, et non d’une exhaustion.
Principaux enseignements
L’or prolonge sa tendance haussière après une cassure de continuation, et non dans une fourchette étroite
RSI et MACD indiquent une force sans signes d’épuisement
Les banques centrales ont redéfini l’or en tant qu’actif de réserve central
La baisse de la dominance du dollar américain renforce le support à long terme de l’or
Le récent mouvement à la hausse a suivi une cassure d’une formation triangulaire sur plusieurs semaines, un pattern qui se résout généralement dans la direction de la tendance dominante. Dans ce cas, la tendance était déjà à la hausse. La cassure a confirmé que les acheteurs utilisaient les pauses pour accumuler plutôt que pour distribuer.
Au moment de la rédaction, l’or se négocie près de 4 510 $ l’once, en hausse d’environ 56,97 (+1,28%) dans la journée, prolongeant une structure de plus hauts et de plus bas croissants.
La dynamique confirme la force, pas une explosion
Les indicateurs techniques soutiennent l’action des prix. Sur l’échelle de 4 heures, le RSI se maintient dans la mi-60, signalant une forte dynamique sans atteindre des conditions extrêmes. Cela est souvent observé sur des marchés en tendance où la pression haussière reste intacte.
Le MACD a également repassé à la hausse après s’être réinitialisé lors de la phase de consolidation brève. L’histogramme est repassé en territoire positif, suggérant que la dynamique baissière s’est estompée et que la pression haussière se reconstruit.
Le volume a augmenté lors de la cassure, renforçant la crédibilité du mouvement. Il ne s’agissait pas d’une poussée mécanique et faible, mais d’un mouvement accompagné d’une participation active.
Le rôle de l’or a fondamentalement changé
Ce qui différencie ce cycle des précédentes rallyes de l’or, c’est qui achète et pourquoi.
L’or n’est plus principalement accumulé comme une couverture contre l’inflation ou une opération de crise. Il est de plus en plus devenu un actif de réserve central, notamment pour les banques centrales cherchant à réduire leur exposition au risque concentré en fiat.
Les banques centrales ont été des acheteurs constants, insensibles au prix, pendant plusieurs années, et leur comportement a redéfini la structure du marché. Contrairement aux investisseurs spéculatifs, elles vendent rarement, ce qui tend à créer un plancher durable sous les prix.
Ce changement s’est accéléré après que des chocs géopolitiques ont mis en évidence la vulnérabilité des actifs de réserve traditionnels. L’attrait de l’or réside dans sa neutralité : il ne comporte aucun risque de contrepartie, ne peut pas être gelé, et échappe à l’influence d’un système politique unique.
Le changement de réserve explique pourquoi l’or ne « se refroidit » pas
Le paysage des réserves en évolution facilite la compréhension du fait que l’or n’a pas suivi le scénario historique de rallyes brusques suivis de longues périodes de stagnation.
Le dollar américain domine toujours les réserves mondiales, mais sa part est tombée à environ 40 %, son niveau le plus bas depuis au moins deux décennies. Au cours des dix dernières années, cette part a diminué d’environ 18 points de pourcentage, reflétant une tendance de diversification lente mais persistante.
L’or a absorbé une grande partie de ce changement. Sa part dans les réserves mondiales a augmenté pour atteindre environ 28 %, son niveau le plus élevé depuis le début des années 1990, après avoir augmenté d’environ 12 points de pourcentage au cours de la dernière décennie. L’or représente désormais une part plus importante des réserves mondiales que l’euro, le yen japonais et la livre sterling combinés.
Ce n’est pas une manœuvre tactique des banques centrales. C’est une réallocation stratégique, s’éloignant de la concentration en fiat.
Pourquoi cela importe pour le prix à venir
Parce que les banques centrales achètent de façon régulière et qu’elles sortent rarement de leurs positions, leur demande ne se comporte pas comme des flux d’investissement typiques. Elle ne suit pas la dynamique de momentum, mais elle ne disparaît pas non plus lors des corrections. Cette dynamique explique pourquoi les retracements de l’or sont restés contrôlés malgré sa course historique.
Au lieu d’un profit massif, le marché a montré une absorption. Au lieu d’une volatilité qui s’effondre, le momentum s’est reconstruit.
Cette combinaison — une demande structurelle des banques centrales et une action de prix confirmée par la tendance — explique pourquoi l’or continue de se négocier avec une offre même après l’une de ses années les plus fortes en record.
Pas une répétition de l’année dernière — mais pas un sommet non plus
Peu s’attendent à une nouvelle poussée explosive comme en 2025. Mais la configuration actuelle suggère quelque chose de différent : un marché en transition d’une phase de cassure vers une tendance soutenue, soutenue par des forces qui évoluent lentement et se retournent encore plus lentement.
L’or ne réagit plus seulement aux gros titres macroéconomiques. Il est en train d’être repositionné dans le système monétaire mondial — et le graphique commence à refléter cette réalité.
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L'or progresse à la hausse alors que la demande des banques centrales reshuffle le marché
Source : Coindoo Titre Original : L’or progresse à la hausse alors que la demande des banques centrales redéfinit le marché Lien Original : L’or ne se négocie plus comme un actif ayant simplement bénéficié d’un choc macroéconomique ponctuel. Au contraire, il se comporte comme un marché ayant subi une réévaluation structurelle, alimentée par une demande soutenue du secteur officiel et renforcée par un regain de momentum haussier sur les graphiques.
Plutôt que de stagner dans une fourchette étroite, l’or a passé les dernières semaines à digérer ses gains avant de repartir à la hausse. Les retracements ont été peu profonds, la volatilité est restée élevée, et le prix a constamment maintenu au-dessus des zones de support clés. Ce comportement est caractéristique d’une continuation de tendance, et non d’une exhaustion.
Principaux enseignements
Le récent mouvement à la hausse a suivi une cassure d’une formation triangulaire sur plusieurs semaines, un pattern qui se résout généralement dans la direction de la tendance dominante. Dans ce cas, la tendance était déjà à la hausse. La cassure a confirmé que les acheteurs utilisaient les pauses pour accumuler plutôt que pour distribuer.
Au moment de la rédaction, l’or se négocie près de 4 510 $ l’once, en hausse d’environ 56,97 (+1,28%) dans la journée, prolongeant une structure de plus hauts et de plus bas croissants.
La dynamique confirme la force, pas une explosion
Les indicateurs techniques soutiennent l’action des prix. Sur l’échelle de 4 heures, le RSI se maintient dans la mi-60, signalant une forte dynamique sans atteindre des conditions extrêmes. Cela est souvent observé sur des marchés en tendance où la pression haussière reste intacte.
Le MACD a également repassé à la hausse après s’être réinitialisé lors de la phase de consolidation brève. L’histogramme est repassé en territoire positif, suggérant que la dynamique baissière s’est estompée et que la pression haussière se reconstruit.
Le volume a augmenté lors de la cassure, renforçant la crédibilité du mouvement. Il ne s’agissait pas d’une poussée mécanique et faible, mais d’un mouvement accompagné d’une participation active.
Le rôle de l’or a fondamentalement changé
Ce qui différencie ce cycle des précédentes rallyes de l’or, c’est qui achète et pourquoi.
L’or n’est plus principalement accumulé comme une couverture contre l’inflation ou une opération de crise. Il est de plus en plus devenu un actif de réserve central, notamment pour les banques centrales cherchant à réduire leur exposition au risque concentré en fiat.
Les banques centrales ont été des acheteurs constants, insensibles au prix, pendant plusieurs années, et leur comportement a redéfini la structure du marché. Contrairement aux investisseurs spéculatifs, elles vendent rarement, ce qui tend à créer un plancher durable sous les prix.
Ce changement s’est accéléré après que des chocs géopolitiques ont mis en évidence la vulnérabilité des actifs de réserve traditionnels. L’attrait de l’or réside dans sa neutralité : il ne comporte aucun risque de contrepartie, ne peut pas être gelé, et échappe à l’influence d’un système politique unique.
Le changement de réserve explique pourquoi l’or ne « se refroidit » pas
Le paysage des réserves en évolution facilite la compréhension du fait que l’or n’a pas suivi le scénario historique de rallyes brusques suivis de longues périodes de stagnation.
Le dollar américain domine toujours les réserves mondiales, mais sa part est tombée à environ 40 %, son niveau le plus bas depuis au moins deux décennies. Au cours des dix dernières années, cette part a diminué d’environ 18 points de pourcentage, reflétant une tendance de diversification lente mais persistante.
L’or a absorbé une grande partie de ce changement. Sa part dans les réserves mondiales a augmenté pour atteindre environ 28 %, son niveau le plus élevé depuis le début des années 1990, après avoir augmenté d’environ 12 points de pourcentage au cours de la dernière décennie. L’or représente désormais une part plus importante des réserves mondiales que l’euro, le yen japonais et la livre sterling combinés.
Ce n’est pas une manœuvre tactique des banques centrales. C’est une réallocation stratégique, s’éloignant de la concentration en fiat.
Pourquoi cela importe pour le prix à venir
Parce que les banques centrales achètent de façon régulière et qu’elles sortent rarement de leurs positions, leur demande ne se comporte pas comme des flux d’investissement typiques. Elle ne suit pas la dynamique de momentum, mais elle ne disparaît pas non plus lors des corrections. Cette dynamique explique pourquoi les retracements de l’or sont restés contrôlés malgré sa course historique.
Au lieu d’un profit massif, le marché a montré une absorption. Au lieu d’une volatilité qui s’effondre, le momentum s’est reconstruit.
Cette combinaison — une demande structurelle des banques centrales et une action de prix confirmée par la tendance — explique pourquoi l’or continue de se négocier avec une offre même après l’une de ses années les plus fortes en record.
Pas une répétition de l’année dernière — mais pas un sommet non plus
Peu s’attendent à une nouvelle poussée explosive comme en 2025. Mais la configuration actuelle suggère quelque chose de différent : un marché en transition d’une phase de cassure vers une tendance soutenue, soutenue par des forces qui évoluent lentement et se retournent encore plus lentement.
L’or ne réagit plus seulement aux gros titres macroéconomiques. Il est en train d’être repositionné dans le système monétaire mondial — et le graphique commence à refléter cette réalité.