Le tournant du marché cryptographique au Vietnam est arrivé. Le 15 janvier, le gouvernement vietnamien a annoncé la mise en place officielle du système de licences pilotes, mettant fin à cette ancienne "zone grise" qui sera désormais intégrée dans le cadre réglementaire. Mais la véritable raison derrière cette révision des politiques mérite que tous les acteurs y réfléchissent attentivement.
Au cours des dernières années, le secteur crypto au Vietnam a été caractérisé par un état d'anarchie — des transactions clandestines, aucune responsabilité en cas de problème, et même un terrain propice au blanchiment d'argent. Certains suspects de fraude immobilière ont détourné plusieurs centaines de milliards de dong vietnamiens pour les convertir en actifs numériques, laissant les victimes ruinées. La nouvelle réglementation vise à normaliser le marché et à protéger les investisseurs, mais en y regardant de plus près, on constate que ce n'est pas une ouverture totale, mais plutôt la construction d'une forteresse accessible uniquement à un groupe restreint.
Les chiffres clés sont là : tout le Vietnam ne délivre que 5 licences. Il n’y a pas de place à la négociation. Même avec de l’argent, ce n’est pas possible : il faut être une entreprise locale vietnamienne, avec un capital social minimum de 10 000 milliards de dong vietnamiens, soit environ 3,8 à 4 milliards de RMB. Ce chiffre élimine déjà la majorité des petites et moyennes entreprises.
La structure de propriété est encore plus sophistiquée : les investisseurs institutionnels doivent détenir au moins 65 % des parts, avec la participation d’au moins deux institutions financières agréées détenant plus de 35 %, la limite pour les investissements étrangers étant de 49 %. Les investisseurs individuels ? Ils n’ont tout simplement pas de chance.
D’un autre point de vue, ces règles concentrent en réalité tout le pouvoir de décision du marché entre les mains des principales institutions. Les investisseurs particuliers souhaitant accéder légalement au marché crypto vietnamien ? Les barrières sont peut-être même plus élevées qu’auparavant. La zone grise, bien que chaotique, offrait au moins un espace de participation. Maintenant qu’elle est officiellement légale, elle devient en fait un club réservé aux institutions.
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Le tournant du marché cryptographique au Vietnam est arrivé. Le 15 janvier, le gouvernement vietnamien a annoncé la mise en place officielle du système de licences pilotes, mettant fin à cette ancienne "zone grise" qui sera désormais intégrée dans le cadre réglementaire. Mais la véritable raison derrière cette révision des politiques mérite que tous les acteurs y réfléchissent attentivement.
Au cours des dernières années, le secteur crypto au Vietnam a été caractérisé par un état d'anarchie — des transactions clandestines, aucune responsabilité en cas de problème, et même un terrain propice au blanchiment d'argent. Certains suspects de fraude immobilière ont détourné plusieurs centaines de milliards de dong vietnamiens pour les convertir en actifs numériques, laissant les victimes ruinées. La nouvelle réglementation vise à normaliser le marché et à protéger les investisseurs, mais en y regardant de plus près, on constate que ce n'est pas une ouverture totale, mais plutôt la construction d'une forteresse accessible uniquement à un groupe restreint.
Les chiffres clés sont là : tout le Vietnam ne délivre que 5 licences. Il n’y a pas de place à la négociation. Même avec de l’argent, ce n’est pas possible : il faut être une entreprise locale vietnamienne, avec un capital social minimum de 10 000 milliards de dong vietnamiens, soit environ 3,8 à 4 milliards de RMB. Ce chiffre élimine déjà la majorité des petites et moyennes entreprises.
La structure de propriété est encore plus sophistiquée : les investisseurs institutionnels doivent détenir au moins 65 % des parts, avec la participation d’au moins deux institutions financières agréées détenant plus de 35 %, la limite pour les investissements étrangers étant de 49 %. Les investisseurs individuels ? Ils n’ont tout simplement pas de chance.
D’un autre point de vue, ces règles concentrent en réalité tout le pouvoir de décision du marché entre les mains des principales institutions. Les investisseurs particuliers souhaitant accéder légalement au marché crypto vietnamien ? Les barrières sont peut-être même plus élevées qu’auparavant. La zone grise, bien que chaotique, offrait au moins un espace de participation. Maintenant qu’elle est officiellement légale, elle devient en fait un club réservé aux institutions.