Les monnaies les plus faibles du monde : 10 devises fortement affectées par les problèmes économiques en 2025

Les monnaies fluctuent sous la pression de l’inflation élevée, des crises politiques et du manque de diversification de la base économique du pays. Comprendre pourquoi certaines devises sont faibles peut aider les investisseurs à avoir une vision d’ensemble de l’économie mondiale.

Tableau récapitulatif des devises les plus faibles du marché mondial actuel

Devise Pays Taux pour 1 USD
Livre libanaise (LBP) Liban 89 751,22
Rial iranien (IRR) Iran 42 112,50
Dong vietnamien (VND) Vietnam 26 040
Kip laotien (LAK) République démocratique populaire lao 21 625,82
Roupie indonésienne (IDR) Indonésie 16 275
Som uzbek (UZS) Ouzbékistan 12 798,70
Franc guinéen (GNF) Guinée 8 667,50
Guarani (PYG) Paraguay 7 996,67
Ariary (MGA) Madagascar 4 467,50
Franc burundais (BIF) Burundi 2 977,00

Analyse approfondie des devises faibles

1. Livre libanaise (LBP) – La crise monétaire la plus grave

La livre libanaise est suivie depuis 1939 et a historiquement été liée au dollar américain. Cependant, suite à une longue crise politique et économique, cette monnaie a perdu plus de 90 % de sa valeur sur le marché noir.

Situation économique dégradée :

  • Liban en pleine récession moderne
  • Inflation à trois chiffres sur plusieurs années consécutives
  • Secteur bancaire en crise
  • La dette publique a été déclarée en défaut en 2020

Taux de change : 89 751,22 LBP/USD
Politique monétaire : Système de taux de change multiples, malgré un peg officiel

2. Rial iranien (IRR) – Impact des sanctions économiques

Le rial possède une longue histoire, mais dans le contexte actuel, il souffre de sanctions strictes, de dépendance au pétrole et d’instabilité politique.

Facteurs principaux de la faiblesse du rial :

  • Sanctions économiques américaines et alliées
  • Tensions géopolitiques continues
  • Forte dépendance à l’exportation de pétrole
  • Inflation galopante

Taux de change : 42 112,50 IRR/USD
Politique monétaire : Fixée officiellement, mais avec un système de flottement géré en pratique

3. Dong vietnamien (VND) – Croissance avec une monnaie encore faible

L’histoire du dong vietnamien est intéressante, notamment après la division du pays en 1954 et sa réunification en 1975, après quoi la gestion de la monnaie a été rigoureuse.

Situation actuelle :

  • Système de flottement contrôlé
  • La monnaie est indexée sur un panier de devises
  • La balance commerciale excédentaire profite à l’économie
  • La dépréciation de la monnaie favorise la compétitivité à l’exportation

Taux de change : 26 040 VND/USD
Politique monétaire : Flottement administré

4. Kip laotien (LAK) – Économie peu développée

Ce currency est en circulation depuis 1952, lorsque le Laos a obtenu son indépendance de la France. Le pays reste l’un des moins développés d’Asie du Sud-Est.

Obstacles à la valorisation du kip :

  • Forte dépendance à l’agriculture
  • Faible investissement étranger
  • Stabilité économique encore fragile
  • Pressions accrues après la crise COVID-19

Taux de change : 21 625,82 LAK/USD
Politique monétaire : Flottement sous gestion

5. Roupie indonésienne (IDR) – Monnaie émergente fragile

L’Indonésie, avec la quatrième population mondiale et une croissance économique notable, voit néanmoins le rupiah rester vulnérable face aux marchés émergents.

Raisons de la faiblesse du rupiah :

  • Forte dépendance à l’exportation de matières premières
  • Sensibilité aux prix du pétrole et autres commodités
  • Intervention occasionnelle de la banque centrale
  • Fuite des capitaux lors de crises de recherche d’actifs sûrs

Taux de change : 16 275 IDR/USD
Politique monétaire : Flottement libre

6. Som uzbek (UZS) – Économie contrôlée de près

L’Ouzbékistan a déclaré son indépendance en 1991, et sa monnaie a été introduite en 1994.

Pourquoi le som est-il sous-évalué :

  • Contrôle strict de l’État
  • Investissements étrangers limités
  • Économie dépendante de l’agriculture et des ressources
  • Inflation persistante
  • Réformes économiques progressives

Taux de change : 12 798,70 UZS/USD

7. Franc guinéen (GNF) – Pays à l’économie peu diversifiée

La Guinée a déclaré son indépendance en 1958 et utilise le franc guinéen. Le pays doit encore faire face à l’instabilité.

Facteurs de faiblesse du taux de change :

  • Instabilité politique continue
  • Économie basée sur l’exploitation minière et les ressources naturelles
  • Infrastructures faibles
  • Corruption

Taux de change : 8 667,50 GNF/USD

8. Guarani paraguayen (PYG) – Histoire de crises

Le guarani a une longue histoire depuis 1945, mais a connu plusieurs épisodes d’hyperinflation et de crises de la dette.

Défis actuels :

  • Dépendance à l’exportation agricole, notamment les fèves de soja
  • Déficit commercial chronique
  • Dette publique élevée
  • Économie relativement petite

Taux de change : 7 996,67 PYG/USD

9. Ariary Madagascar (MGA) – Monnaie non décimale

L’ariary, introduit en 2005 pour remplacer le franc malgache, possède une caractéristique unique : 1 ariary = 5 iraimbilanja.

Obstacles économiques :

  • Dépendance à l’agriculture et au tourisme
  • Vulnérabilité aux catastrophes naturelles
  • Instabilité politique récurrente
  • Pauvreté en augmentation

Taux de change : 4 467,50 MGA/USD

10. Franc burundais (BIF) – Le pays le plus pauvre

Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres au monde, avec le franc burundais en circulation depuis 1964.

Problèmes majeurs :

  • Économie de subsistance
  • Déficit commercial chronique
  • Inflation et instabilité politique
  • Dépendance à l’aide extérieure

Taux de change : 2 977,00 BIF/USD

Facteurs principaux influençant la dépréciation des devises

Taux d’intérêt et inflation

Les taux d’intérêt élevés attirent souvent les investissements étrangers, mais une inflation importante érode la valeur de la monnaie.

Balance des paiements

Les pays en déficit commercial subissent une pression sur leur monnaie, car la demande de devises étrangères dépasse celle de la monnaie nationale.

Stabilité politique et environnement des affaires

L’instabilité politique, la corruption et l’absence de réglementations claires dissuadent les investisseurs.

Dépendance aux ressources naturelles

Les pays dépendants de l’exportation de pétrole, de métaux ou de matières premières sont vulnérables aux fluctuations des marchés mondiaux.

Conclusion

Les devises les plus faibles du monde ne résultent pas d’une seule cause. Les pays en difficulté luttent contre des problèmes structurels profonds, allant des crises politiques, à l’inflation élevée, en passant par le manque de diversification économique. Comprendre ces facteurs peut aider les investisseurs et les acteurs financiers à prendre des décisions plus éclairées.

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