La SEC et la CFTC ont introduit un cadre classifiant les tokens en valeurs mobilières, matières premières et outils numériques.
Les régulateurs ont déclaré que le minage, le staking et les airdrops ne qualifient pas en tant que valeurs mobilières selon la loi fédérale.
Cette orientation marque un changement vers des règles plus claires, avec des propositions formelles attendues dans les semaines à venir.
Les régulateurs américains ont publié mardi une nouvelle orientation sur la cryptographie à Washington, D.C., alors que la SEC et la CFTC ont exposé comment les lois fédérales s’appliquent aux actifs numériques. Le président de la SEC, Paul Atkins, et le président de la CFTC, Mike Selig, ont présenté le cadre lors du sommet DC Blockchain. Le document vise à réduire l’incertitude en définissant les classes d’actifs et en clarifiant le traitement du minage, du staking et des airdrops.
La SEC a publié une interprétation de 68 pages en collaboration avec la CFTC, détaillant comment les crypto-actifs s’intègrent dans les lois fédérales. Selon les agences, la plupart des cryptomonnaies ne qualifient pas comme valeurs mobilières. L’orientation introduit une taxonomie des tokens couvrant les stablecoins, les matières premières numériques et les outils numériques.
Notamment, les régulateurs ont indiqué que ces catégories ne relèvent pas de la classification en valeurs mobilières. De plus, le cadre identifie les valeurs mobilières numériques comme la seule catégorie soumise aux lois sur les valeurs mobilières. Celles-ci représentent des valeurs mobilières traditionnelles émises via la technologie blockchain.
Atkins a déclaré que cette interprétation vise à apporter de la clarté après des années d’incertitude. Il a souligné que les régulateurs doivent définir des règles de manière claire.
L’orientation aborde directement les activités des réseaux cryptographiques, y compris le minage et le staking. Les régulateurs ont indiqué que les récompenses de minage de protocoles ne constituent pas des valeurs mobilières.
De même, le staking de protocoles et les airdrops ne relèvent pas de la réglementation sur les valeurs mobilières selon la nouvelle interprétation. Les agences ont précisé que ces activités n’impliquent pas de contrats d’investissement.
Cependant, la SEC a expliqué comment un actif non considéré comme une valeur mobilière pourrait devenir une valeur mobilière. Cela se produit lorsque les émetteurs proposent des tokens avec des promesses de profit liées à des efforts managériaux.
L’explication s’appuie sur le test Howey, une norme juridique utilisée pour définir les contrats d’investissement. Le cadre applique ce test aux transactions cryptographiques.
La nouvelle interprétation marque un changement par rapport à l’approche précédente de la SEC sous Gary Gensler. Les politiques antérieures considéraient de nombreux actifs cryptographiques comme des valeurs mobilières, ce qui a conduit à des actions de conformité.
Atkins a déclaré que l’agence commencera bientôt à élaborer des règles formelles. Il a indiqué que des propositions pourraient émerger dans quelques semaines, incluant d’autres mesures cryptographiques.
Par ailleurs, Selig a confirmé que la CFTC soutient le même système de classification. Il a décrit cet effort comme faisant partie d’une coordination réglementaire plus large.
Les agences ont également défini les collectibles numériques et les matières premières en fonction de leur fonctionnalité et de la dynamique du marché. Ces définitions font partie des efforts en cours pour standardiser la supervision des cryptomonnaies.